En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron ont eu un entretien consacré aux relations entre le Sénégal et la France, aux principaux enjeux internationaux et à la succession d’António Guterres à la tête de l’ONU.
Selon la Présidence sénégalaise, les deux chefs d’État ont notamment échangé sur le partenariat bilatéral et les questions liées à la paix et à la sécurité internationales. La prochaine élection du secrétaire général des Nations unies figurait également parmi les sujets abordés.
Cette dernière question donne une portée particulière à la rencontre. Le Sénégal porte en effet la candidature de son ancien président, Macky Sall, pour succéder à António Guterres. Après plusieurs mois marqués par des réserves de Dakar, Bassirou Diomaye Faye a finalement apporté son soutien à cette candidature, ouvrant une nouvelle séquence diplomatique autour de la succession à la tête de l’organisation mondiale.
Le dossier dépasse désormais les seuls rapports entre les deux dirigeants sénégalais. La recherche de soutiens internationaux constitue une étape importante pour toute candidature à ce poste, dont la désignation intervient au terme d’un processus impliquant notamment le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans ce jeu diplomatique, Paris occupe une position particulière. La France est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et dispose, à ce titre, d’un rôle institutionnel majeur dans les grandes questions relatives à la gouvernance internationale.
La rencontre de New York intervient par ailleurs après le rapprochement amorcé entre Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall. Plusieurs sources ont attribué à Emmanuel Macron un rôle dans cette évolution, notamment à la suite de leurs échanges lors de l’Africa Forward à Nairobi. Cette lecture doit toutefois être distinguée des faits officiellement communiqués par les différentes présidences.
À New York, l’essentiel est donc ailleurs : la candidature de Macky Sall s’inscrit désormais dans une séquence diplomatique plus large, où se croisent les intérêts du Sénégal, les relations avec la France et la bataille pour la succession d’António Guterres. Pour Dakar, l’enjeu est désormais de transformer le soutien national et africain à cette candidature en appuis diplomatiques suffisamment larges pour peser dans le processus onusien. La rencontre entre Diomaye Faye et Macron constitue ainsi une nouvelle étape dans cette campagne internationale, sans préjuger de son issue.
Alemwa Ibango Yasmine

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.