À Kinshasa, la lutte contre les déchets plastiques ne se limite plus au nettoyage des rues. Elle s’organise aussi autour de la récupération, du tri et de la valorisation des bouteilles usagées. Présent lors du World Cleanup Day organisé à Kinshasa, Kintoko, programme du groupe Angel porté par OK Plast, a rappelé l’importance d’un geste simple : ne pas jeter les bouteilles plastiques dans les caniveaux et les espaces publics, mais les orienter vers les points de collecte.

« Nous avons environ 50 points de collecte », a expliqué Béatrice Koli, représentante du groupe Angel. Ces installations permettent aux habitants de déposer leurs bouteilles plastiques afin qu’elles soient récupérées et intégrées dans une chaîne de valorisation.
Selon elle, Kintoko collecte actuellement près de 1 000 tonnes de bouteilles plastiques par mois, un volume qui illustre l’ampleur du gisement que représentent les déchets plastiques dans la capitale.
La démarche s’accompagne d’un travail de sensibilisation. À travers la campagne « Recycler, c’est mieux, Kinshasa », Kintoko intervient notamment dans les écoles, les universités et les marchés pour encourager les citoyens à conserver leurs bouteilles et à les déposer dans les dispositifs prévus à cet effet.
Francesca Takombe, également représentante du groupe Angel, a insisté sur la dimension collective de cette démarche. Pour elle, l’enjeu est d’installer progressivement un comportement responsable dans les foyers, les établissements scolaires comme dans les lieux publics.
Les deux représentantes ont également rappelé que les dispositifs de collecte doivent être accompagnés d’une implication régulière des citoyens. L’objectif n’est pas seulement de participer à une opération de nettoyage ponctuelle, mais de faire du tri et de la récupération des déchets des habitudes quotidiennes.
Cette approche rejoint l’idée défendue lors du World Cleanup Day : la bouteille plastique abandonnée dans une rue ou un caniveau peut devenir une matière récupérable lorsqu’elle est correctement orientée. La collecte devient ainsi un maillon d’une économie circulaire qui associe sensibilisation, emploi, récupération et recyclage.
À Kinshasa, où les déchets plastiques constituent une source importante de pollution des rues, des caniveaux et des cours d’eau, Kintoko entend ainsi renforcer les réflexes de tri et de récupération. Une manière de faire du déchet non seulement un problème d’assainissement, mais aussi une ressource à valoriser.
Alemwa Ibango Yasmine

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