La question du financement de l’assainissement à Kinshasa prend une nouvelle dimension. Une lettre du lieutenant-général Kasongo Kabwik, coordonnateur de la Task-Force présidentielle d’assainissement, adressée au gouverneur de la ville le 28 octobre 2026, conteste les déclarations faisant état d’une enveloppe mensuelle de 12 millions de dollars américains destinée à cette structure.
Au-delà du désaccord entre les autorités provinciales et la Task-Force, cette controverse remet au centre du débat la gestion des ressources consacrées à la salubrité de la capitale. Le montant évoqué est considérable, mais les informations disponibles ne permettent pas encore de déterminer avec précision s’il correspond à une allocation budgétaire, à des fonds effectivement décaissés ou à l’ensemble des dépenses liées aux opérations d’assainissement.
Dans sa correspondance, Kasongo Kabwik dénonce des déclarations qu’il juge préjudiciables à l’image de sa structure. Il affirme que la Task-Force n’est ni une concurrente ni une rivale du gouvernement provincial. Sa réaction révèle néanmoins un désaccord sur la manière de communiquer au sujet des moyens financiers affectés à l’assainissement.


Pour les habitants de Kinshasa, l’enjeu dépasse cette divergence institutionnelle. Il concerne l’utilisation des ressources publiques, la répartition des responsabilités et les résultats obtenus sur le terrain. La publication des montants budgétisés, des sommes réellement versées et des dépenses engagées permettrait de mieux apprécier les moyens consacrés à la lutte contre l’insalubrité.
La clarification de cette affaire passe donc par des données vérifiables et des explications des institutions concernées. Car au-delà des déclarations et des mises en garde, la question demeure : quels moyens sont réellement mobilisés pour assainir Kinshasa et quels résultats les Kinois peuvent-ils en attendre ?
Alemwa Ibango Yasmine

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