C’est avec joie d’une foule immense que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est arrivé dans la soirée du jeudi dernier à l’aéroport Félix Houphouët Boigny à Abidjan, son pays qu’il avait été contraint de quitter, il y a dix ans.
C’est un retour permis par son acquittement de crimes contre l’humanité par la CPI, la justice internationale et par le feu vert donné par Abidjan, au nom de la « réconciliation nationale ».
A sa descente d’avion, il a été acclamé par des centaines de personnes, qui avaient pu avoir accès à l’aéroport, notamment ; ses proches, les responsables de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), et le personnel de l’aéroport et de compagnies aériennes.
L’ex-président s’est rendu ensuite en cortège dans le quartier d’Attoban, où se trouve son ancien QG de campagne, où des centaines de personnes l’ont accueilli. Et devant les membres de la direction de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), il s’est dit « heureux de retrouver la Côte d’Ivoire et l’Afrique après avoir été acquitté » « Je suis ivoirien mais j’ai appris en prison que j’étais d’Afrique. Toute l’Afrique me soutient », a-t-il insisté devant des partisans.
Et après avoir prononcé un bref discours axé autour des remerciements à ses soutiens, c’est avec émotion que Laurent Gbagbo a déclaré : « J’ai des larmes aux yeux en pensant à la mort de ma mère, qui nous a quitté pendant que j’étais emprisonné à La Haye ».
« J’aurais l’occasion de faire plus tard un discours politique. » a-t-il conclut.
NAD

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