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Fret congolais : l’OGEFREM et Ami Congo scellent le pacte de traçabilité totale

Il y a des rencontres qui tracent une route. Jeudi 3 septembre 2026, au siège de l'OGEFREM à Kinshasa, le Directeur Général de l'Office de Gestion du Fret…

RD Congo-Monde

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Fret congolais : l’OGEFREM et Ami Congo scellent le pacte de traçabilité totale

Il y a des rencontres qui tracent une route. Jeudi 3 septembre 2026, au siège de l’OGEFREM à Kinshasa, le Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal, M. Olivier Tshibola Mukuma, a ouvert les portes de son cabinet au nouveau Directeur Général d’Ami Congo, M. Dieudonné Tshibangu.

Une poignée de mains, mais surtout une vision partagée : celle d’un fret congolais mieux suivi, mieux protégé, mieux maîtrisé. Un partenariat qui veut prendre un nouveau souffle.

Au cœur des échanges, l’évaluation du contrat de mandat spécial confié à Ami Congo sur la traçabilité du fret. Un contrat qui n’est pas qu’une paperasse, mais le fil d’Ariane qui relie les océans aux ports, les ports aux entrepôts, et les entrepôts au cœur de l’économie nationale.

La traçabilité, boussole de la souveraineté

Dans la salle, le ton est à la fois technique et solennel. On passe en revue les acquis, on ausculte les goulots d’étranglement, on dessine les améliorations à venir.

Car pour l’OGEFREM, sentinelle du commerce extérieur congolais, tracer le fret ce n’est pas cocher une case. C’est défendre une souveraineté. C’est faire en sorte que pas une tonne, pas un conteneur, pas une goutte de pétrole n’échappe au regard de la République.

C’est la transparence des flux, la sécurisation des recettes de l’État, la lutte sans relâche contre la fraude et le coulage. C’est aussi, et surtout, offrir au chargeur congolais cette quiétude précieuse : savoir où est sa marchandise, du premier souffle du navire au dernier kilomètre sur le fleuve.

« Notre mission est de faire de l’OGEFREM à la fois le gendarme et le facilitateur du commerce congolais », a rappelé M. Olivier Tshibola Mukuma, le verbe ferme. « Chaque tonne de fret doit être tracée, déclarée et sécurisée. C’est à ce prix que nous protégerons notre économie. »

En écho, M. Dieudonné Tshibangu a réaffirmé l’engagement d’Ami Congo à marcher au pas de cette ambition : plus d’innovation technologique, plus de présence sur les corridors, plus de rigueur sur le terrain.

L’or noir sous haute surveillance

Parmi les chapitres les plus sensibles : le fret des produits pétroliers. Matière incandescente, veine vitale de la Nation, l’or noir ne supporte pas l’ombre.

Les deux Directions Générales ont convenu d’en resserrer la maille. Mieux suivre les tankers, fiabiliser le tracking des cargaisons d’hydrocarbures, anticiper chaque arrivage. Avec pour instruments, les outils modernes de l’Office : le Bordereau Électronique de Suivi des Cargaisons – le BESC -, la géolocalisation en temps réel, et l’interconnexion des données portuaires.

Une exigence qui répond à une volonté du Gouvernement : mieux encadrer la structure des prix à la pompe et mettre fin aux pénuries qui freinent le pays.

Le futur s’écrit en digital

Au-delà du pétrole, l’horizon s’élargit. Les deux partenaires rêvent plus grand :

1. La digitalisation intégrale. Dématérialiser, fluidifier, accélérer. Offrir enfin aux importateurs et exportateurs un guichet unique, simple et traçable.

2. Le capital humain. Former ensemble, sensibiliser davantage. Car un BESC bien compris est un BESC bien respecté.

3. La conquête des corridors. Étendre le regard de la traçabilité aux frontières terrestres, vers l’Est et le Sud, là où bat désormais le cœur du commerce régional.

Pour donner de la chair à cette ambition, le Directeur Général s’était entouré de ses premiers lieutenants : le Directeur de la Direction de Gestion des Instruments de Traçabilité, le Directeur de la Direction du Fret Maritime, le Directeur de la Direction des Taux de Fret, ainsi que la Sous-directrice de la Direction de la Facilitation et d’Assistance aux Chargeurs. Quatre regards techniques pour une même exigence d’efficacité.

La séance s’est achevée comme elle avait commencé : dans la cordialité et la détermination. Une satisfaction mutuelle, palpable, et une promesse : se retrouver dans les prochains jours, autour d’une table technique élargie, pour transformer les intentions en feuille de route, avec des indicateurs clairs et un chronogramme contraignant.

Entre l’OGEFREM et Ami Congo, ce n’est plus seulement un contrat qui se joue. C’est le dessin d’une logistique congolaise plus transparente, plus compétitive, plus moderne. Une logistique qui, enfin, ressemble à l’immensité du Congo qu’elle sert.

Richardo Ngoyi

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