Société

Assainissement à Kinshasa : la RASKIN et la REGEDEK veulent renforcer la chaîne de gestion des déchets

À l’occasion du World Cleanup Day, la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN) et la Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) ont appelé à une mobilisation plus large autour de la propreté de la capitale. Au-delà des opérations de nettoyage, les deux structures mettent en avant la collecte, la responsabilité citoyenne et la nécessité de mieux organiser la gestion des déchets.

RD Congo-Monde

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Assainissement à Kinshasa : la RASKIN et la REGEDEK veulent renforcer la chaîne de gestion des déchets

À Kinshasa, la question de l’assainissement ne se limite plus à la seule évacuation des déchets visibles dans les rues. Elle renvoie désormais à toute une chaîne allant de la production du déchet à sa collecte, son transport et, lorsque cela est possible, sa valorisation.

C’est dans cette perspective que la RASKIN et la REGEDEK ont pris part au World Cleanup Day organisé samedi 19 septembre dans la capitale, aux côtés du UN Global Compact Network RDC, d’entreprises privées, d’organisations de la société civile et de volontaires.

Pour les responsables présents, la mobilisation citoyenne constitue un maillon important, mais elle ne peut produire des effets durables sans une organisation de la collecte et une implication coordonnée des différents acteurs.

La REGEDEK, présentée comme la régie chargée de la gestion des déchets de Kinshasa, entend notamment intervenir au niveau de la collecte primaire. Cette étape consiste à récupérer les déchets directement auprès des ménages, des institutions, des entreprises et des administrations, avant qu’ils ne se retrouvent dans les caniveaux ou les cours d’eau.

Sa directrice générale, Fanny Salmon, a insisté sur la nécessité de ne plus considérer l’assainissement uniquement comme une charge. Selon elle, le secteur peut également constituer un levier économique, notamment grâce au développement d’activités liées à la collecte, au tri et à la valorisation.

Cette approche suppose cependant une implication plus importante du secteur privé. Les entreprises spécialisées dans la collecte ou le recyclage peuvent contribuer à structurer des filières, tandis que les institutions publiques restent appelées à organiser et encadrer la gestion des déchets.

Du côté de la RASKIN, son directeur général, Fils Moukoko, a également appelé à une mobilisation collective pour accompagner les efforts d’assainissement de la capitale. Son message s’inscrit dans une logique de responsabilité partagée, où les autorités et les services d’assainissement ne peuvent agir seuls.

La journée du World Cleanup Day a ainsi servi de cadre pour rappeler que la propreté de Kinshasa ne dépend pas uniquement des opérations ponctuelles de nettoyage. Elle nécessite également une organisation régulière de la collecte et une modification progressive des comportements.

Le défi reste particulièrement important dans les espaces où les déchets s’accumulent dans les caniveaux et les cours d’eau. Une fois abandonnés dans ces endroits, les déchets plastiques et autres matières compliquent leur récupération et peuvent contribuer à l’obstruction des ouvrages d’évacuation des eaux.

Pour les responsables de la RASKIN et de la REGEDEK, l’enjeu consiste donc à rapprocher les différents maillons de la chaîne : le citoyen qui produit le déchet, la structure qui le collecte, l’entreprise qui peut le valoriser et les institutions chargées d’organiser l’ensemble du dispositif.

Le World Cleanup Day aura ainsi permis de remettre en évidence une nécessité : faire de l’assainissement une action permanente, plutôt qu’une mobilisation limitée à quelques journées dans l’année.

Alemwa Ibango Yasmine

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