Honorable Lumeya Dhu-Maleghi, est membre du Front Commun pour le Congo (FCC), et ancien ministre, juriste de formation, n’est pas allé par quatre chemins pour manifester sa loyauté et exprimer ses intentions de fidélité de garder son amour de la passion pour la Nation. Toutefois, en tant que juriste, il n’en revient pas sur les attributions que voudrait s’arroger le bureau d’âge, et sur les 12 millions qui ne pourront servir uniquement pour l’élection du bureau. A quoi alors servira exactement cet argent, s’est-il posé la question ?
RCCM : Malgré le nombre important des députés qui ont traversé de l’autre côté de l’Union sacrée pour la Nation, vous demeurez ferme aux idéologies du FCC à ce jour ?
Honorable Lumeya : Moi, je reste dans le FCC. Je ne suis pas là pour porter un jugement sur ceux qui sont partis. Chacun trouve une raison pour quitter le navire du FCC, par contre nous, nous nous sommes là avec le capitaine et nous allons traverser l’océan jusqu’à arriver sur l’autre bord. Je continue à demeurer dans le FCC, qui a pour dénominateur commun, la passion pour la Nation.
Une façon pour vous de rejeter la main tendue par Lambert Mende, qui dit qu’il invite tous les autres membres du FCC à rejoindre le Président Tshisekedi dans sa vision de bâtir un Etat de droit?
Je connais bien Lambert Mende. C’est un homme vraiment respectable. Il est tout sauf propagandiste de l’Union sacrée, donc moi, je ne crois pas qu’aussitôt arriver, il commence à faire la publicité. Je pense qu’il le fait pour sa plateforme politique, c’est-à-dire qu’il demande à ceux de sa plateforme qui hésitent encore d’y adhérer.
Nous avons vu plusieurs personnes, qui avaient juré de rester fidèles à l’autorité morale mais aujourd’hui, ils se sont retirés du FCC. Ne pensez-vous pas qu’un jour vous pouvez aussi être attiré par ce sucre comme les autres ?
Nous avons travaillé au sein du rassemblement de 2006 à 2018 à Limete, et nous avons tenu plusieurs réunions là. Donc, nous ne sommes pas attirés par cette nouvelle vague qui déferle sur la scène politique. C’est une nouvelle danse que ceux qui n’ont jamais dansé, puissent l’apprendre. Mais nous nous avons déjà dansé avec nos amis de l’UDPS, c’est ainsi que nous avons quitté pour aller créer le FCC. Et le FCC, c’est notre rumba, ça restera intacte des années en années. Quand tout le monde partira, il restera une petite équipe et nous allons faire les positions et je crois que nous allons rebondir.
Que pouvez-vous dire par rapport à la collecte des signatures contre le bureau d’âge, alors que certains députés affirment que c’est une démarche vouée à l’échec, puisque le règlement d’ordre intérieur ne prévoit pas ces dispositions ?
Nul ne peut invoquer sa propre turpitude, dit-on. Le bureau d’âge qui ne figure pas dans le règlement intérieur, c’est le bureau d’âge qui a pour mission d’installer le nouveau bureau. Mais quand vous dépassez votre attribution qui devient extensive, c’est normal que nous puissions vous poursuivre. Ce que le FCC demande, c’est le contrôle parlementaire du bureau, c’est ce que nous sommes en train de faire. Mme Mabunda a laissé 3 millions USD, et le bureau d’âge demande 12 millions USD au gouvernement. Nous voulons savoir à quoi servira cet argent ?
Vous aviez été dans l’opposition, quels conseils à donner à ceux qui soutiennent l’opposition ?
Quand ils vont commencer à exercer ce qu’on appelle le débat démocratique, ils verront qu’être dans l’opposition, c’est une libération. On est libre dans sa pensée, de son expression. Il n’y a pas de chef qui viendra vous contraindre. Mais quand vous êtes au pouvoir, il y a un mot d’ordre à respecter pour préserver le pouvoir. Donc, il y a une discipline. C’est comme en prison, parce que la protection du pouvoir devient une obsession. On est vraiment démocrate quand on est dans l’opposition. Dans la conquête du pouvoir, les esprits s’expriment, même prêts au sacrifice suprême.
Pouvons-nous savoir l’issue de la démarche que vous avez amorcée au sein de l’hémicycle, concernant la signature de cette pétition contre le bureau d’âge ?
Je ne sais pas s’il y a un congolais qui va accepter que l’élection d’un bureau puisse coûter 500 milles USD à l’Assemblée Nationale. Si c’est ça l’Union sacrée, ce que c’est mal parti. Nous devons savoir pourquoi avoir demandé 12 millions USD. Nous devons voir les différentes rubriques pour savoir, s’il faut adhérer ou rejeter. Aujourd’hui, la gestion de Mme Mabunda sert d’exemple, parce qu’elle avait aussi demandé 12 millions USD, mais c’est quand même injuste de l’avoir fait partir.

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