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Suspension du DG de l’ANAPEX:

Grossièretés du Ministre Jean-Lucien Bussa Depuis sa reconduction au ministère du Commerce extérieur au mois de mars dernier, le ministre Jean-Lucien Bussa s'était fixé l'objectif de faire partir…

RD Congo-Monde

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Suspension du DG de l’ANAPEX:

Grossièretés du Ministre Jean-Lucien Bussa

Depuis sa reconduction au ministère du Commerce extérieur au mois de mars dernier, le ministre Jean-Lucien Bussa s’était fixé l’objectif de faire partir le Directeur Général de l’ANAPEX, Mike Tambwe afin de mieux positionner les membres de sa famille, à priori ses propres enfants.

En effet, un des motifs évoqués dans son arrêté de suspension, est, selon les premiers éléments d’information en notre possession, ce qu’il qualifie de « refus de toute assistance du Directeur Général Adjoint ». Un argument déjà balayé par le DG Mike Tambwe Lubemba dans un mémo adressé au Conseil d’administration au mois de juillet 2022.

Le DG y rappelait l’esprit et la lettre de l’article 12 du Décret n°20/003 du 5 mars 2020 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de Promotion des Exportations (ANAPEX).

Au terme de cet article : « la Direction générale est composée du Directeur Général assisté d’un Directeur Général adjoint qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement ». On est en droit de s’interroger comment cette agence fonctionne lorsque le DG Mike Tambwe est absent si le DGA ne jouit pas de ses prérogatives ?

En réalité, et c’est d’ailleurs, le cas avec toutes les autres accusations inventées de toutes pièces par le Ministre de tutelle. Monsieur Jean-Lucien Bussa cherche à caser les membres de sa famille qui pourtant, constituent plus de 80 % de l’ANAPEX à ce jour. Sa fille ainée, sans expérience, est placée à la tête d’une grande direction de cette Agence et qui a toujours brillé par un absentéisme remarquable. Sinon, comment parler de l’incompétence d’un Directeur Général sans mentionner aucun fait qui vient étayer cette fausse affirmation ?

Bien plus, quel est le fondement juridique de la sanction prise par le ministre sans avis préalable du Conseil des ministres ou du Premier ministre ? Comment expliquer qu’un ministre qui affirme avoir adressé un rapport le 13 novembre au Chef de l’Etat, n’aie pas attendu la réaction de son cabinet pour fomenter son coup ? N’est-ce pas là les signes évidents de ses indélicatesses et de ses intentions malveillantes ?

Dans tous les cas, l’arrêté du Ministre Bussa ne répond pas aux exigences administratives et mérite un regard de la hiérarchie. Car, il ne s’agit ni moins ni plus, d’un raccordement frauduleux qui intervient au moment où le Chef de l’Etat est préoccupé par la campagne électorale et que l’IGF, qui mène en ce moment une mission d’accompagnement global à l’ANAPEX, n’ait pas été évoqué par un ministre tout-puissant qui a fait de l’ANAPEX son bien privé.

Rédaction

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