Au lieu des chants joyeux et des célébrations habituelles, un voile de tristesse recouvrira la prochaine Journée nationale de l’Enseignement ce jeudi 30 avril dans toute l’étendue de la République. La décision, annoncée aujourd’hui par les autorités, reflète une réalité amère : celle des milliers d’enfants de l’Est du pays, dont les rires ont été étouffés par les tirs de canon et le bruit infernal des armes, absents dans les salles de classe vides par la peur et les arrestations.
Dans tous les cas, le cœur n’est pas à la fête, a souligné le Secrétaire général de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, Matthieu Mukenge Bakina, transmettant les instructions de la Ministre d’État Raïssa Malu.
Cependant Face, à la souffrance indicible et à la privation du droit le plus fondamental ; celui d’apprendre, il serait indécent de se livrer à des festivités grandiloquentes.
Dans les provinces déchirées par les conflits, des bancs restent vides, des cahiers jamais ouverts. Des générations sont en danger d’être sacrifiées, privées de l’espoir qu’offre l’éducation. Cette Journée nationale sera donc un cri silencieux, un hommage poignant à ces jeunes vies brisées et à ces braves enseignants et courageux qui tentent, au péril de leur vie, de maintenir une flamme d’espoir dans l’obscurité.
Les écoles en RDC sont appelées à marquer cette journée avec une sobriété de circonstance. Des activités culturelles modestes, des discussions éducatives empreintes de recueillement : autant de manières de se souvenir de ceux qui n’ont pas la chance de s’asseoir sur les mêmes bancs.
Le gouvernement espère que cette journée de deuil symbolique éveillera les consciences et rappellera l’urgence d’agir. L’éducation est un pilier, même en temps de crise. Priver un enfant de son droit à l’instruction, c’est hypothéquer l’avenir de toute une nation.
Cette Journée nationale de l’Enseignement 2025 ne sera pas une célébration, mais un acte de solidarité, un moment de réflexion grave sur le prix de la guerre et la valeur inestimable de l’éducation pour chaque enfant de la République Démocratique du Congo, en particulier ceux dont l’innocence est volée par la violence. Un appel silencieux à ne jamais les oublier.
Yasmie Alemwa Ibango

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