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RDC/Enseignement : Kinshasa exonère les élèves finalistes du Nord et Sud-Kivu des frais d’examens d’État face au conflit

La Première ministre Judith Suminwa a annoncé  le mardi 29 avril 2025, l'exonération totale des frais de participation aux examens d'État pour les élèves finalistes des provinces du…

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RDC/Enseignement : Kinshasa exonère les élèves finalistes du Nord et Sud-Kivu des frais d’examens d’État face au conflit

La Première ministre Judith Suminwa a annoncé  le mardi 29 avril 2025, l’exonération totale des frais de participation aux examens d’État pour les élèves finalistes des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Face à l’impact dévastateur des conflits armés sur les conditions de vie dans l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement a pris une décision significative pour soutenir les familles déplacées. Ce geste de solidarité nationale vise à alléger le fardeau financier qui pèse sur des milliers de familles fragilisées par des années de guerre et de déplacements forcés.

Cette décision exceptionnelle fait suite au plaidoyer poignant d’Adèle Bazizane Maheshe, députée nationale élue du territoire de Nyiragongo, qui  dans une lettre adressée à la cheffe du gouvernement, a décrit avec indignation la situation humanitaire alarmante qui prévaut à l’Est de la RDC, où de nombreux parents se retrouvent dans l’impossibilité de payer les frais des Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) et l’Examen d’État (EXETAT), deux étapes cruciales pour l’obtention du diplôme de fin d’études secondaires, à cause de la guerre.

La mesure gouvernementale, qualifiée de « reconnaissance nationale » par plusieurs observateurs, s’étendra à l’ensemble des territoires des deux provinces, y compris les zones qui demeurent partiellement sous le contrôle de groupes armés. Un Conseiller de la Première ministre a assuré que « aucun élève ne sera laissé pour compte en raison de sa localisation géographique ou de la situation sécuritaire de sa région ».

À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, l’annonce de cette mesure a été accueillie avec un soulagement palpable. « C’est un véritable répit pour les familles », a confié un parent d’élève à la sortie d’un établissement scolaire.

Certes, confrontées aux difficultés des déplacements, aux pillages et à la perte de leurs moyens de subsistance, de nombreuses familles se retrouvent souvent pénaliser entre assurer l’éducation de leurs enfants et subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux.

 Cette initiative, largement saluée comme « historique et humaine« , à une action plus globale selon la volonté de la député Adèle Bazizane, qui exhorte le gouvernement à intensifier l’aide humanitaire destinée aux déplacés internes, dont le nombre dépasse déjà les deux millions dans la région, et à déployer une diplomatie plus audacieuse pour instaurer une paix durable dans l’Est du pays.

 Malgré cette mesure de compassion et ces attentions louables, les épreuves des examens d’État pourront-elles réellement se dérouler dans cette partie de la nation ? La persistance de l’insécurité, les défis logistiques liés à l’accès à certaines zones et le traumatisme vécu par les élèves et leurs familles soulèvent de sérieuses interrogations quant à la faisabilité et à l’équité de l’organisation de ces examens dans un contexte aussi volatile.

Bien que l’exonération des frais représente un soutien indéniable, elle ne résout pas en elle-même les obstacles majeurs à l’éducation dans une région déchirée par les conflits. La sécurité des candidats et des équipes d’organisation, la disponibilité des infrastructures et la capacité des élèves à se concentrer sur leurs études dans un environnement d’instabilité constante restent des défis considérables.

Yasmine Alemwa Ibango

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