
Les nouveaux animateurs de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) en République Démocratique du Congo (RDC) ont pris officiellement leurs fonctions mardi 3 mars, en présence du ministre des Ressources hydrauliques de la République Démocratique du Congo, Aimé Molendo Sakombi.
Lors de son discours, la directrice générale de l’ARE Soraya Aziz, nommée le 23 février dernier avec toute son équipe, a commenté le chef de l’Etat en annonçant que « les ténèbres ne règneront pas toujours en RDC ».
Pourtant en République démocratique du Congo, des millions de ménages vivent au quotidien au rythme des lampes-tempête, des groupes électrogènes bruyants ou de l’obscurité totale à la tombée de la nuit.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, comme dans les zones rurales des provinces, l’électricité reste un luxe plus qu’un service public de base.
L’engagement pris par la nouvelle équipe dirigeante de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) de « booster le taux d’accès à l’électricité » résonne donc comme une attente sociale majeure.
Puisque vous vous en doutez, sans électricité stable, il est difficile pour les élèves d’étudier le soir, pour les petits commerçants de conserver leurs marchandises ou pour les structures sanitaires d’assurer correctement leurs services. Dans certaines communes, l’absence d’éclairage public occasionne l’insécurité.
Pour des nombreuses familles, l’électricité représente plus qu’un confort : elle symbolise l’intégration au développement moderne.
L’amélioration du taux d’électrification pourrait revigorer l’entrepreneuriat, encourager l’implantation d’activités génératrices de revenus et réduire l’exode rural. Les Congolais attendent désormais des résultats concrets : extension du réseau, stabilité du courant, baisse des délestages et meilleure régulation du secteur.
Car derrière les annonces institutionnelles, c’est la vie quotidienne des congolais qui doit changer.
Ridie Enembe (stagiaire)