La dynamique d’intégration entre la République démocratique du Congo (Kinshasa) et la République du Congo (Brazzaville) vient de franchir un nouveau cap. Les deux pays les plus rapprochés du monde, ont signé, jeudi 7 mai à Kinshasa, un accord fiscal et douanier déterminant pour la réalisation du futur pont route-rails sur le fleuve Congo, destiné à relier directement Kinshasa à Brazzaville.
La cérémonie a été présidée par le vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, Représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence d’une délégation congolaise conduite par Jean-Jacques Bouya.
L’accord signé encadre désormais le régime fiscal, douanier et financier du projet. Il permet notamment d’harmoniser les procédures entre les deux pays, de sécuriser les investissements et de faciliter la gestion des futures recettes liées à l’exploitation de l’ouvrage. Pour les autorités des deux rives, il s’agit d’un outil clé pour éviter les blocages administratifs et accélérer la mise en œuvre.
Long de 1,575 km, le futur pont route-rails ambitionne de transformer en profondeur la mobilité entre les deux capitales les plus proches du monde. Porté avec l’appui d’Africa50 et de la Banque africaine de développement, le projet est présenté comme un levier majeur d’intégration économique régionale.
Au-delà de l’infrastructure, Kinshasa et Brazzaville voient dans ce chantier une opportunité historique : fluidifier les échanges, réduire les coûts logistiques et rapprocher davantage deux économies appelées à intensifier leurs interactions. Une étape concrète vers un espace de circulation plus ouvert au cœur de l’Afrique centrale.
Alemwa Ibango Yasmine


