
Au moins 36 personnes ont été tuées depuis mardi 5 mai dans plusieurs attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés au groupe État islamique, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo.
Selon des sources locales et sécuritaires, les assaillants ont attaqué dans la nuit de mardi à mercredi plusieurs villages situés entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, notamment à Beni-Mbau, chefferie du territoire de Beni.
Les villages de Manzungu, Musamba, Wasafi et Mangambo ont été les plus touchés. Le bilan provisoire fait état d’au moins 24 civils tués, majoritairement des agriculteurs, ainsi que plusieurs personnes portées disparues.
Une nouvelle attaque a également été signalée jeudi 7 à Biakato, dans le territoire de Mambasa, où au moins 15 habitants ont été tués par balles et à la machette. Parmi les victimes figurent trois femmes et un enfant, selon la société civile locale.
Les zones visées, séparées d’environ 70 kilomètres, sont couvertes d’une forêt dense où les ADF multiplient depuis plusieurs années des attaques meurtrières contre les populations civiles, malgré les opérations militaires menées dans la région.
Ridie Enembe (stagiaire)



