Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a confirmé l’entrée en vigueur, ce mercredi à midi, du cessez-le-feu proposé par l’Angola entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23.
Dans un communiqué publié le 13 février, la Présidence a indiqué que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a accepté ce principe « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », en vue d’une solution pacifique au conflit qui ravage dans l’Est du pays.
Cette trêve s’inscrit dans le cadre du mécanisme de surveillance et de vérification signé à Doha en octobre 2025. Elle prévoit le gel immédiat des positions militaires, l’arrêt de tout renforcement offensif et l’interdiction de tout soutien extérieur aux groupes armés, ainsi que la protection des civils.
Toutefois, si Kinshasa se dit engagé, la rébellion quant à elle s’est montrée réserver. Son négociateur a affirmé n’être lié qu’au processus de Doha, pour ne pas avoir été associé à l’initiative angolaise, a-t-il souligné.
Cette divergence nourrit le scepticisme d’une opinion publique marquée par l’échec de précédentes trêves dans l’Est du pays.
Pour les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’enjeu reste le même : voir les armes se taire durablement.
Mais, dans tous les cas, la pression diplomatique de Wasington et le retrait du M 23 » d’Uvira pourraient offrir des possibilités pour un cessez- le –feu effectif.
Yasmine Alemwa Ibango
