L’ONG internationale de droits de l‘Homme, Human Rights Watch accuse l’armée rwandaise et le M23 d’avoir « bombardé sans discernement » des camps de déplacés autour de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Depuis la prise de Saké par le M23 et le rapprochement de la ligne de front de Goma en début d’année, cinq fois au moins, des tirs d’artillerie et de roquettes ont ainsi frappé des camps de déplacés autour de Goma, selon l’ONG.
Ce bombardement des zones densément peuplées sans distinguer clairement les cibles, civiles et militaires, constitue « une violation du droit de la guerre », rappelle Human Rights Watch, tout en pointant aussi la responsabilité de l’armée congolaise qui, en positionnant son artillerie à proximité des camps, expose les civils aux tirs de représailles.
Le rapport de HRW documente également une longue série d’exactions attribuées à l’armée congolaise et aux Wazalendo à l’intérieur des camps de déplacés : meurtres, tortures, exécutions sommaires et de nombreux cas de viols.
En août 2024, Médecins sans frontières (MSF) avait déclaré que plus d’une jeune femme sur 10 dans les camps à Goma et dans les environs avait signalé avoir été violée entre novembre 2023 et avril 2024, ce chiffre pouvant atteindre 17% dans certains camps.
Pierre Kabongu Ndolo

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