Finances publiques : Adolphe Muzito ouvre le bal des arbitrages pour le budget 2027

Mardi 18 août 2026, dans le silence feutré de son cabinet, le Vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, a donné le coup d’envoi aux arbitrages sur les prévisions de recettes de l’avant-projet de loi de finances 2027. Devant lui ont défilé, l’un après l’autre, le ministre des Mines, les délégations du Portefeuille, des Transports, de l’Environnement et le ministre des Postes et Télécommunications, tous porteurs des chiffres qui feront le budget de demain.

Aux côtés du Vice-ministre Élysé Bokumwana, les membres du gouvernement et les patrons des régies ont ausculté chaque piste de mobilisation. L’exercice répond à la feuille de route tracée par le gouvernement et portée par la Première ministre Judith Suminwa.

*Cap sur le terrain : traquer chaque franc qui dort*
Au cœur des échanges, une même obsession : renforcer la collecte. Dans un système fiscal déclaratif, la clé tient à un suivi plus serré des contribuables. Pour y parvenir, des brigades techniques et administratives seront envoyées là où circulent les flux. Le tournant : le Trésor public prendra désormais en charge ces missions. Une réforme signée Muzito, saluée comme le souffle nouveau qui doit rendre la collecte plus juste et plus efficace.

Au ministère des Transports, l’annonce a fait écho.
« Le Vice-Premier ministre a été clair : nous descendrons sur le terrain. Et pour la première fois, c’est le Trésor qui financera ces déploiements. C’est une garantie. Avec cela, les recettes du ministère vont connaître une hausse notable », s’est réjoui Nicolas Nkan, secrétaire général a.i.

*Mines et climat : deux leviers pour nourrir le budget*
Louis Watum, ministre des Mines, a salué cet élan.
« Nous avons été entendus. Il faut plus de recettes, mais aussi plus de moyens. Une présence visible sur le terrain, un inspectorat général des Mines outillé, une administration forte. Il faut envoyer des hommes, les motiver, les équiper, pour tarir les fuites », a-t-il plaidé.

Même cap pour le ministère de l’Environnement, Développement durable et Économie du climat. Dans la vision du Président Félix Tshisekedi, ce portefeuille doit devenir une source vive de revenus, à travers le crédit carbone et une politique conquérante. L’ambition chiffrée pour 2027 : 300 milliards de francs congolais.

*Dépasser les assignations*
« Dépasser les assignations ». Voilà le mot d’ordre lancé par Muzito. Aux Postes et Télécommunications, on promet de viser plus haut, si les moyens suivent.
« Le Vice-Premier ministre s’est engagé à nous doter. Donnez-nous les outils et nous irons au-delà des prévisions. En 2026, nous l’avons déjà prouvé. On ne mobilise pas sans moyens. La vraie stratégie, c’est d’investir pour que l’État engrange plus », a indiqué le ministre.

*Vers une nouvelle respiration budgétaire*
Derrière les tableaux et les projections, se dessine une volonté : remettre l’État au cœur de ses ressources. Entre discipline, présence sur le terrain et ambition sectorielle, le gouvernement trace la route d’un budget 2027 tourné vers la performance.

Si chaque ministère tient promesse, c’est tout le programme gouvernemental qui pourra prendre corps, avec des services publics mieux financés et une économie nationale qui respire un peu plus fort.

Richardo Ngoyi

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici