Coup de tonnerre à l’ECiDé. Chantal Moboni, secrétaire nationale à la communication et porte-parole de Martin Fayulu, a remis sa démission. Elle quitte le parti avec sa voix, celle qui défendait l’ECiDé sur tous les fronts. Un départ sec qui affaiblit la formation au moment où elle durcit le ton contre un quelconque changement ou modification constitutionnel.
Chantal Moboni, le visage de l’ECiDé
Elle incarnait le parti. Plateaux télé, conférences de presse, réseaux sociaux : Moboni était l’interface entre l’ECiDé et l’opinion. Reconduite le 21 août 2024 lors du remaniement du bureau national, elle pilotait toute la communication et portait la ligne politique de Martin Fayulu.

Créé en 2009, l’ECiDé mise sur la bonne gouvernance et la citoyenneté. À ce poste clé, Chantal Moboni en était l’ambassadrice principale. Son départ crée donc un vide stratégique, pas seulement symbolique.
Le timing surprend. Alors que le parti est très actif sur la crise à l’Est et la gouvernance, sa porte-parole part. Or la même restructuration d’août 2024 avait aussi confirmé Devos Kitoko au secrétariat général. Quitter le navire en pleine tempête pose question.
L’ECiDé doit vite rebondir
Sans porte-parole, l’ECiDé perd son relais direct avec les médias et l’opinion. Le parti doit nommer un remplaçant rapidement s’il veut garder l’initiative, d’autant que Martin Fayulu durcit son discours contre un éventuel troisième mandat.
Pour Fayulu, la perte est lourde. Moboni connaissait la doctrine du parti et savait la défendre avec clarté. Son absence oblige l’ECiDé à repenser son dispositif de communication, en interne comme à l’extérieur.
Chantal Moboni laisse l’ECiDé orphelin de sa voix médiatique. Isolée ou annonciatrice d’autres départs au sommet ? La suite de la restructuration donnera la réponse.
Richardo Ngoyi




