
À Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, la pénurie d’eau potable diminue les efforts de lutte contre l’épidémie d’Ebola. De nombreux habitants doivent parcourir plusieurs kilomètres chaque jour à pied pour s’approvisionner gratuitement à des sources naturelles.
Aussi, le coût de l’eau constitue un handicap majeur pour les familles. Selon certaines dépêches, trois bidons peuvent coûter 1 000 francs congolais, obligeant certains ménages à choisir entre l’achat d’eau et d’autres besoins essentiels, notamment l’alimentation.
D’après Oxfam, seulement un habitant sur cinq, sur une population d’environ 140 000 personnes, dispose d’un accès fiable à une eau salubre. Cette situation rend difficile le lavage régulier des mains, pourtant essentiel pour limiter la transmission d’Ebola.
Le manque d’installations sanitaires touche également les espaces publics. Au marché central de Mongbwalu, des commerçants déplorent l’absence de dispositifs de lavage des mains et de désinfectant.
Certaines ONG ont installé des réservoirs pour améliorer l’accès à l’eau, mais les besoins restent importants.
La situation est également aggravée par l’activité aurifère locale, les eaux souterraines pouvant être contaminées par les rejets provenant des zones minières.
Dans tous les cas, améliorer l’accès à l’eau potable et aux équipements d’hygiène devient une nécessité urgente pour contenir l’épidémie et protéger la population.
Jipé Itoupa/RFI

