
En République du Congo, l’affaire impliquant, Jean-Guy Blaise Mayolas prend une tournure internationale. Les autorités de Brazzaville ont demandé à Interpol d’émettre un mandat d’arrêt contre l’ancien président de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), condamné à la prison à vie pour détournement de fonds.
Accusé d’avoir détourné près de 1,1 million de dollars issus de financements de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), l’ex-dirigeant, démis de ses fonctions depuis septembre 2024, est actuellement en fuite avec sa famille. Le 10 mars dernier, la justice congolaise l’a reconnu coupable de blanchiment d’argent, de faux et usage de faux, ainsi que de détournement de fonds.
Dans ce dossier, deux autres responsables de la Fecofoot ont été condamnés à cinq ans de prison.
Selon plusieurs sources, une partie des fonds, notamment ceux destinés au développement du football féminin et à la construction d’un centre d’entraînement, aurait été détournée via des sociétés-écrans. Une situation qui a suscité l’indignation des acteurs du football local.
Au-delà des poursuites judiciaires, cette affaire éclaire les failles de gouvernance au sein du football congolais. Elle avait déjà conduit à la suspension temporaire de la fédération par la FIFA en 2025, impactant directement la participation de la sélection nationale aux compétitions internationales.
Alors que les recherches s’intensifient avec l’implication de Interpol (Organisation internationale de police criminelle), cette affaire continue de ternir l’image du football congolais et relance le débat sur la gestion des fonds destinés à son développement.
Ridie Enembe (stagiaire)