Dans une vie politique traversée par de profondes incertitudes et de fortes attentes, la marche organisée ce jour par l’archevêque Ejiba Yamapia a marqué un temps fort de la scène nationale. Serviteur de Dieu, président de la plateforme ERC – Église de Réveil du Congo –, et coordonnateur de la Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN), il a choisi de quitter la seule chaire ecclésiastique pour se placer au milieu du peuple, dans la rue, afin de porter une revendication claire : l’ouverture d’un référendum sur le changement de la Constitution.
Cette initiative, loin d’être un simple défilé militant, a pris les allures d’une véritable profession de foi citoyenne. En alliant son autorité spirituelle, ses responsabilités au sein de l’ERC et son rôle de coordonnateur de la CCN, Ejiba Yamapia a envoyé un message fort : la foi, la citoyenneté et l’engagement pour la nation peuvent converger dans un même combat pour la souveraineté populaire et l’État de droit.
Un acte de courage et de cohérence
Organiser une marche de cette ampleur, dans un environnement souvent marqué par la prudence, voire la crainte, relève d’un choix assumé. En apposant son nom et son visage à la tête de cette mobilisation, Ejiba Yamapia a pris le risque de la critique et de la contestation, mais il a surtout choisi la voie de la cohérence : celle de traduire en actes ce qu’il prêche depuis la chaire, à savoir la nécessité de vérité, de justice et de responsabilité dans la conduite des affaires publiques.
Ce courage s’exprime aussi dans sa capacité à assumer sa triple casquette : celle de serviteur de Dieu, guidé par les Écritures et la conscience ; celle de président de la plateforme ERC, voix influente au sein des Églises de réveil ; et celle de coordonnateur de la Coalition Citoyenne pour la Nation, structure de mobilisation et de plaidoyer pour les grandes causes nationales.
Au centre de cette marche, un mot a jailli comme une étincelle avant de devenir un slogan collectif : « référendum ». Prononcé par Ejiba Yamapia, il a été repris en chœur par la foule, scandé sur les pancartes et dans les slogans. Ce mot résume la principale revendication de la journée : que le peuple soit directement consulté sur l’avenir de la Constitution.
Dans les rues, les manifestants ont fait de ce terme un symbole. À chaque reprise, « référendum » sonnait comme une affirmation de souveraineté, rappelant que le pouvoir ultime appartient au peuple. Dans ce cri collectif, se lisait la volonté de participer aux grandes décisions nationales.
La diversité des participants a également marqué cette mobilisation. Hommes, femmes, jeunes, fidèles des Églises de réveil, membres de la Coalition Citoyenne pour la Nation, acteurs de la société civile et simples citoyens se sont retrouvés autour d’un même mot d’ordre.
Cette mixité sociale et générationnelle renforce la portée symbolique de l’événement. Elle rappelle que la question constitutionnelle touche aux droits, aux libertés et à l’avenir de chaque Congolaise et de chaque Congolais.
En se tenant en première ligne, Ejiba Yamapia a endossé le rôle de sentinelle, celle qui alerte, qui veille et qui interpelle. Serviteur de Dieu, président de l’ERC et coordonnateur de la CCN, il a rappelé que la mission spirituelle peut aussi s’accompagner d’une responsabilité citoyenne.
Son engagement pour un référendum sur la Constitution s’inscrit dans cette logique : celle d’un pasteur et d’un citoyen qui appellent à un débat sur les grandes orientations du pays.
Au-delà de la ferveur populaire, cette marche constitue également un message adressé aux institutions. Elle invite les pouvoirs publics à entendre la demande de consultation populaire et à ouvrir un débat sur la réforme constitutionnelle.
En faisant du mot « référendum » le centre de gravité de cette mobilisation, Ejiba Yamapia, l’ERC et la Coalition Citoyenne pour la Nation lancent un appel à la responsabilité. Ils rappellent que toute réforme durable ne peut se construire sans la participation du peuple.
La Rédaction
