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Congo Hold-up: La ministre de la Justice a saisi le parquet depuis le 20 novembre

Depuis quelques jours, les presses nationales et internationales relayent les révélations des enquêtes accablantes de détournement de 138 millions de dollars dont  l’ancien président de la RDC, Joseph…

RD Congo-Monde

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Congo Hold-up: La ministre de la Justice a saisi le parquet depuis le 20 novembre

Depuis quelques jours, les presses nationales et internationales relayent les révélations des enquêtes accablantes de détournement de 138 millions de dollars dont  l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila y serait l’auteur. Le ministre de la Communication, médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a informé que sa collègue de la Justice, Rose Mutombo avait saisi le parquet depuis le 20 novembre pour diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités de chacun dans cette affaire.

«La ministre de la Justice a écrit au parquet le 20 novembre dernier. Il a donné injonction pour faire des enquêtes et des poursuites parce que nous ne pouvons pas comme gouvernement resté insensible à des telles allégations. Donc le moment venu la justice se saisira du dossier, les personnes qui sont concernées, seront invitées pour donner leurs éléments parce qu’il faut faire la différence entre une enquête journalistique et une enquête judiciaire. Mais ce que nous devons retenir et c’est ça le plus important, c’est que pour le président de la République, comme pour le gouvernement, la lutte contre la corruption est un pilier important de notre stratégie», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : «On parle de 8 milliards de dollars, on parle de tous ces pays qui regardent maintenant la RDC, premièrement nous devons améliorer le climat des affaires, c’est le travail que nous faisons, deuxièmement nous devons être sûrs que nous avons mis en place un dispositif qui permet de lutter efficacement contre la corruption, parce que la lutte contre la corruption, nous nous ne la ferons pas parce qu’il y a les journalistes ou les ONG qui la réclament mais nous la faisons parce que nous sommes convaincus que c’est un pilier d’une gouvernance responsable », a-t-il recadré.

Ce dernier fait comprendre pour la énième fois l’importance de l’IGF : « Nous avons l’Inspection générale des finances, IGF,  son ampleur aujourd’hui montre la volonté de contrôler, nous avons une agence de lutte contre la corruption qui a été mise en place, nous n’avons peut-être pas l’expertise suisse ou des pays occidentaux en la matière mais nous avons un dispositif qui nous permet de lutter efficacement contre la corruption », a expliqué le Min. Muyaya.

En ce qui concerne le dossier de la BGFIbank, le porte-parole du gouvernement a informé qu’au niveau du parquet, il existe un dossier judiciaire ouvert depuis le mois de mai. « Pour ce qui concerne la BGFIbank aujourd’hui, je peux vous dire que des faits ont été reconnus, il y a eu des discussions entre l’Inspection générale des finances, la Banque centrale et la BGFI des faits qui se produisent, il faut le dire, c’est depuis deux ans, ils l’ont reconnu, et il y a un accord, aujourd’hui la banque s’est engagée à rembourser la somme de près de 43 millions de dollars qui a été utilisée. Il y a un autre volet de l’affaire qui se trouve déjà au parquet général, le temps de la presse n’est pas le temps de la justice, c’est ce qui se passe pour ce dossier-là », a-t-il précisé.

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila et sa famille sont accusés dans les enquêtes de médias internationaux et d’ONG dénommées « Congo Hold-Up » sortie la semaine passée, d’avoir détourné au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État en 5 ans. Ces enquêtes s’appuient sur 3,5 millions de documents bancaires confidentiels obtenus par le média d’investigation français en ligne Mediapart et l’ONG Plateforme pour la protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), précise Mediapart. Ces données ont été analysées pendant six mois par 19 médias internationaux et cinq ONG, coordonnés par le réseau European Investigative collaborations (EIC).

Raphael NGANDU

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