Le « contrat du siècle », conclu entre la République Démocratique du Congo et un consortium d’entreprises chinoises, continue de susciter des controverses, avec des allégations selon lesquelles il ne profite pas suffisamment à l’État congolais.
Initialement signé en 2008 sous la présidence de Joseph Kabila, ce contrat a été révisé l’année dernière avec une promesse de gains supplémentaires de près de 4 milliards de dollars. Cependant, selon la société civile, cette renégociation avantage davantage la partie chinoise, entraînant un manque à gagner estimer à 132 millions de dollars pour la RDC.
Lors de la présentation du rapport ce mercredi, dans son intervention, Baby Matabishi, coordinateur au centre Carter-RDC et membre de l’association « Le Congo n’est pas à vendre », a rappelé qu’en cas de continuité de ces exonérations, la RDC pourra perdre, au cours des 17 prochaines années, un montant estimé à 7,5 milliards USD. Ces exonérations énormes sont accordées par la loi n°14/005 portant régime fiscal, douanier, parafiscal, des recettes non fiscales et de change applicable aux conventions de collaboration et aux projets de coopération.-
La coalition de la société civile « Le Congo n’est pas à vendre », regroupant des ONG anti-corruption, remet en question les termes de cet accord et appelle à une réévaluation des bénéfices au profit de l’État congolais.
Le contrat permet à l’État de recevoir annuellement 324 millions de dollars en infrastructures routières pendant près de vingt ans, sous réserve que le prix du cuivre reste à un minimum de 8000 USD la tonne. Cependant, si le prix dépasse 12 000 USD la tonne, la RDC ne percevra pas de gains supplémentaires, créant des inquiétudes quant à la viabilité financière de l’accord.
Malgré les promesses d’infrastructures compensatoires, les critiques persistent quant à l’équité et à la transparence de cet accord, soulevant des interrogations sur son impact réel sur l’économie congolaise et les intérêts nationaux.
RD Congo Monde Magazine

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