Home Politique Canada : Yves Abdallah Makanga déclaré « persona non grata » par les services d’immigration

Canada : Yves Abdallah Makanga déclaré « persona non grata » par les services d’immigration

Le refus d’entrée au Canada du journaliste de la RTNC Yves Abdallah Makanga suscite de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. L’affaire, liée à des propos tenus à l’antenne, dépasse désormais le cadre médiatique et alimente des discussions sur la gestion internationale des acteurs associés à la crise de l’Est du pays.

À son arrivée sur le territoire canadien, le journaliste congolais Yves Abdallah Makanga affirme avoir été soumis à un contrôle des services d’immigration avant de se voir refuser l’accès au pays.

Selon ses déclarations, faites dans son émission Telema diffusée sur la RTNC, le journaliste indique avoir été interrogé à l’aéroport canadien avant la décision de refus d’entrée. Aucune communication officielle détaillée des autorités canadiennes n’a, pour l’heure, confirmé publiquement les motifs de cette mesure.

Cette situation intervient dans un contexte de controverse née de propos tenus récemment à l’antenne. Le chroniqueur avait appelé certains Congolais vivant au Canada à s’en prendre à la famille de Corneille Nangaa, une déclaration qui avait suscité de vives réactions et des accusations d’incitation à la haine dans certains milieux.

Depuis lors, l’affaire continue de faire réagir dans l’opinion congolaise, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains cercles médiatiques, où elle est commentée à la fois sous l’angle de la liberté d’expression et de ses limites.

Dans le débat public, cet épisode est également associé à des discussions plus larges sur la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et sur la présence à l’étranger de certaines figures liées à l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23).

Parmi les noms régulièrement évoqués figurent celui de Willy Manzi Ngarambe, présenté dans certains rapports comme occupant des fonctions au sein d’une administration parallèle attribuée à l’AFC/M23 dans le Nord-Kivu, ainsi que celui de Lawrence Kanyuka Kingston, porte-parole du mouvement, sanctionné par les États-Unis en 2025.

En attendant d’éventuelles clarifications officielles des autorités canadiennes, l’affaire Yves Abdallah Makanga reste fondée sur des déclarations du principal concerné. Elle s’inscrit néanmoins dans un climat de fortes tensions diplomatiques et médiatiques autour de la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Yasmine Alemwa Ibango

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Quitter la version mobile