Le ministre de l’Administration territoriale du Cameroun Paul Atanga Nji, a interdit formellement la diffusion des débats sur l’état de la santé du président de la République Paul Biya, qui depuis un moment ne se fait pas entendre dans l’opinion publique.
« Le chef de l’Etat est la première institution de la République et les débats sur son état relèvent du domaine de la sécurité nationale« , écrit le ministre de l’administration territoriale dans un communiqué.
Il a également ajouté dans sa note « tout débat dans les médias sur l’état du président de la République est par conséquent formellement interdit » et « les contrevenants devront faire face à la rigueur de la loi ».
Le ministre a instruit à tout gouverneur de créer des cellules de veille chargées de suivre et d’enregistrer toutes les émissions et débats dans les médias privés et d’identifier les auteurs de commentaires tendancieux, y compris ceux qui agissent à travers les réseaux sociaux ».
Cette décision du gouvernement n’est pas la bienvenue, c’est le cas avec la réaction du député national Jean-Michel Nintcheu qui dénonce cette nouvelle par le canal de son proche Maurice Kamto qui a signé une lettre.
Dans sa déclaration, le président du FCC soutient que le ministre de l’Administration territoriale n’est pas un organe de régulation des médias. Il n’est « ni le ministre de la communication, ni le Conseil national de la communication ». De plus, sa décision tend à méconnaitre le droit à l’information des citoyens. « Le droit à l’information et la liberté d’expression sont consacrés par la Constitution de la République et les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Cameroun. Le président de la République est une institution nationale – qui appartient par conséquent à tous les Camerounais- et non le patrimoine personnel de M. Atanga Nji. De ce fait nos compatriotes ont le droit de savoir où il se trouve ainsi que son état de santé », insiste le parlementaire.
Pierre Kabongu Ndolo

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