Ce matin, le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu a été arrêté, accompagné de plusieurs de ses collaborateurs, d’élus et de membres de son parti, tous accusés de corruption selon le procureur de la ville. Cette arrestation a provoqué un séisme politique en Turquie, marquant une nouvelle escalade dans les tensions politiques du pays.
Outre les accusations de corruption, le bureau du procureur d’Istanbul a également évoqué des allégations de « terrorisme » et « d’aide au PKK » à l’encontre de sept suspects, dont Ekrem Imamoglu lui-même. Ces accusations graves pourraient entraîner la destitution du maire d’Istanbul et la nomination d’un administrateur à sa place, une pratique déjà utilisée dans plusieurs villes du pays.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Ekrem Imamoglu a dénoncé l’intervention des forces de l’ordre à son domicile, déclarant : « Des centaines de policiers sont arrivés à ma porte. La police a fait irruption chez moi. Je fais confiance à ma nation ». De son côté, le président du CHP a qualifié cette arrestation de « coup de force contre la volonté du peuple ».
Ekrem Imamoglu, seul candidat à la prochaine présidentielle pour son parti, était sur le point d’être officiellement désigné lors d’une primaire prévue dimanche. Figure de l’opposition parlementaire, il fait face à plusieurs procédures judiciaires, dont deux ouvertes en janvier 2025.
Les autorités ont interdit tous les rassemblements et manifestations jusqu’à dimanche, avec des restrictions d’accès aux réseaux sociaux. Malgré ces mesures, Ekrem Imamoglu avait prévu de rencontrer ses partisans mercredi à Istanbul, avant son arrestation.
Opposant notoire au président Erdogan, Ekrem Imamoglu avait déjà dénoncé en janvier le « harcèlement » judiciaire dont il faisait l’objet. Son arrestation soulève des inquiétudes quant à l’état de la démocratie en Turquie et à la liberté d’expression dans le pays.
RD Congo Monde Magazine

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