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CAN COTE-D’IVOIRE 2023 : Quand le sentiment patriotique domine le noble métier du journalisme

La 34è édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), qui se déroule en Côte-d’Ivoire n’a cessé d’émerveiller le monde du football, en termes d’ambiances qui règnent à l’intérieur et à l’extérieur des stades, des spectacles à couper le souffle et de surprises au bout d’interminables matchs.

 Si, au vu de ce qu’elle a pu offrir jusqu’à présent, elle est considérée par beaucoup comme la meilleure CAN de ce tournoi biennal de football des associations africaines organisé par la Confédération africaine de football, elle est néanmoins caractérisée par des spectacles décevant de la part de certains hommes des médias, accrédités pour l’occasion, mais qui en abusent.  

Dépitée du comportement « indigne et détestable » de ces professionnels des médias, l’Association internationale de la presse sportive a condamné le comportement « déplorable » des journalistes pendant cette Coupe d’Afrique des Nations après plusieurs incidents, notamment des bagarres et des célébrations dans les tribunes.

« Être journaliste signifie se comporter correctement et faire preuve de retenue. Certains comportements sont tout simplement indignes d’une profession aussi noble que le journalisme », a déclaré l’AIPS dans un communiqué mercredi.

De nombreux journalistes accrédités couvrant cette 34è édition de la Coupe d’Afrique, ont porté le maillot de leur équipe nationale et l’ont soutenue bruyamment pendant les matchs, célébrant à haute voix les buts ou les victoires.

Le cas le plus étonnant est celui d’un journaliste ivoirien accrédité, filmé en train de danser torse nu après la victoire de son équipe aux tirs au but contre le Sénégal.

Les hommes des médias se sont également souvent disputés en se pressant dans les bus pour se rendre aux matchs.

Certaines disputes autour des matches ont également été signalées – entre des journalistes guinéens et sénégalais avant le match de groupe de leurs nations, et entre des médias marocains et des représentants sud-africains pendant le match de leurs équipes mardi.

« Entre batailles rangées, attaques, invectives, c’est un spectacle affligeant que certains confrères livrent au monde depuis le début de la CAN 2023 ».

A l’Association internationale de la presse sportive d’ajouter :

« Les espaces de travail des médias (galerie de presse, zone mixte, salle de conférence) ont été transformés en ring de boxe, voire simplement transformés en piste de danse ou en zone de spectacle accueillie par les détenteurs de badges médias », s’est-elle indignée.

Toutefois, l’AIPS a appelé les associations nationales membres à travailler davantage sur « la formation et le renforcement des capacités » des journalistes en ce qui concerne leur couverture des événements sportifs.

Comme quoi, lorsque l’amour de sa patrie transcende l’homme, les prescrits du notre métier, peuvent malheureusement tomber aux oubliettes.

Richardo Ngoyi

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