
La déforestation des forêts primaires tropicales a légèrement ralenti en 2025 après les pertes records enregistrées en 2024 à cause des incendies extrêmes, selon le World Resources Institute (WRI), malgré cette baisse, les défenseurs de l’environnement alertent que les forêts restent fortement menacées.
Au total, 4,3 millions d’hectares de forêts primaires ont disparu en 2025, soit une surface équivalente à celle de la Suisse. Même si ce chiffre est inférieur à celui de 2024, il reste supérieur de 46 % par rapport au niveau observé il y a dix ans.
Cette amélioration relative s’explique principalement par les efforts du Brésil, où la lutte contre la déforestation est devenue une priorité depuis l’arrivée au pouvoir du président Luiz Inácio Lula da Silva en 2023.
Le gouvernement brésilien a renforcé la coopération avec la société civile, les chercheurs, les communautés locales et le secteur privé afin de freiner la destruction des forêts.
Cependant, les experts soulignent que les forêts brésiliennes restent sous pression, notamment à cause de l’expansion agricole destinée à la production de matières premières et aux besoins de subsistance. Cette menace touche également plusieurs pays d’Asie du Sud-Est.
À l’échelle mondiale, les incendies ont continué de provoquer d’importantes pertes de couvert forestier en 2025, même s’ils ont été moins dévastateurs qu’en 2024. L’exploitation minière contribue aussi à la déforestation, notamment en Indonésie et en République Démocratique du Congo, où les pertes de forêts primaires sont restées élevées, tout comme en Bolivie.
Ridie Enembe (stagiaire)