Sénégal–Maroc : duel de Lions, choc de statuts et bataille pour le sommet africain

Ce dimanche à Rabat, la Coupe d’Afrique des Nations ne se jouera pas à la prudence. Elle opposera deux sélections qui avancent avec des certitudes différentes, mais une même obsession : régner sur le football africain. Sénégal contre Maroc, un duel de Lions où le terrain devra départager la constance du champion et l’ambition du favori à domicile.

Le Maroc a validé son billet pour la finale en dominant sans conclure. Face au Nigeria, les Lions de l’Atlas ont contrôlé le ballon, dicté le tempo et enfermé leur adversaire, sans jamais réussir à faire sauter le verrou. Cent vingt minutes de maîtrise stérile, avant une séance de tirs au but remportée grâce à un Yassine Bounou décisif, encore homme providentiel. Une qualification qui soulève une question purement sportive : le Maroc sait-il finir ses matchs quand la pression monte ?

En face, le Sénégal avance autrement. Moins de possession, plus de maîtrise émotionnelle. Contre l’Égypte, les Lions de la Teranga ont imposé leur rythme, contenu les temps forts adverses et frappé au moment juste, par Sadio Mané à la 78e minute. Un succès minimaliste, mais révélateur d’une équipe qui connaît désormais les raccourcis vers la victoire.

Ce contraste nourrit le débat. Le Maroc impose le jeu, le Sénégal impose le résultat. L’un cherche à dominer, l’autre à gagner. Et dans une finale, la nuance est capitale. Car les matchs qui comptent ne se jugent pas au volume de passes, mais au tableau d’affichage.

À domicile, la pression sera clairement marocaine. Soutenu par un stade acquis à sa cause, le Maroc devra assumer son statut et éviter le piège du match fermé. Chaque occasion manquée pèsera double, chaque hésitation sera sanctionnée. Dans ce contexte, l’efficacité offensive devient une obligation, pas une option.

Le Sénégal, champion en titre, arrive avec un avantage mental évident. Il sait ce que coûte une finale, ce qu’elle exige, et surtout comment la gagner. Une deuxième étoile confirmerait la solidité de ce groupe et installerait durablement les Lions de la Teranga au sommet continental.

Dimanche, il ne sera plus question de parcours, mais de vérité sportive. Pressing, transitions, duels, gestion des temps forts et des temps faibles : tout se jouera dans les détails. Deux Lions, un trophée, et une seule équipe capable d’imposer sa loi.

À Rabat, la CAN 2025 s’achèvera par un verdict sans appel : le terrain décidera du vrai numéro un africain.

Yasmine Alemwa Ibango

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