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Retour de la « machine à prédictions » : Le célèbre Joachim Klement annonce le sacre des Orange face à la Seleção Portugues … Et si c’était la mauvaise ?

Alors que la Coupe du Monde 2026 bat son plein aux États-Unis, Canada et Mexique, une prédiction refait surface et agite les réseaux sociaux : les Pays-Bas, jamais sacrés champions du monde, soulèveraient le trophée le 19 juillet au MetLife Stadium de New Jersey. Face à eux en finale : le Portugal de Cristiano Ronaldo.

Derrière cette annonce surprenante se cache un nom qui fait désormais partie du folklore du Mondial : Joachim Klement. Mathématicien et stratège allemand, Head of Strategy, Economics et ESG chez Panmure Liberum à Londres, il est devenu célèbre pour une raison simple : son modèle statistique a correctement prédit les 3 derniers vainqueurs de la Coupe du Monde.

En 2014, quand tout le monde voyait le Brésil champion à domicile, Klement annonçait l’Allemagne. Résultat : 1-0 face à l’Argentine à Rio.

En 2018, contre toute attente, il désignait la France. Les Bleus de Deschamps ont battu la Croatie 4-2.

En 2022, il voyait l’Argentine de Messi l’emporter aux tirs au but face à la France.

Un 3/3 qui lui a valu le surnom de « modèle le plus précis du monde » selon The Economist.

Une finale inédite Pays-Bas – Portugal

Pour l’édition 2026, première à 48 équipes, Klement remixe encore les cartes. Son modèle écarte les favoris habituels : Brésil, France, Argentine. Verdict :

– Demi-finale : Pays-Bas bat l’Espagne

– Demi-finale : Portugal bat l’Angleterre

– Finale : Pays-Bas 1er titre de leur histoire face au Portugal de CR7

Une prédiction qui surprend, car les Oranje ne figurent même pas parmi les favoris des bookmakers. Pour Klement, c’est pourtant la logique mathématique qui parle. Son modèle, publié avant le coup d’envoi du tournoi, inclut aussi des surprises comme une élimination du Brésil par le Japon.

Quand l’économie prend le dessus sur le ballon rond

Le point fort de Joachim Klement, et ce qui le distingue de 99% des consultants foot, c’est sa méthode. Il ne regarde ni la forme du moment, ni les blessures, ni le nom des stars.

Son modèle se base sur des variables socio-économiques qui façonnent la capacité footballistique d’un pays sur des décennies :

1. Le PIB par habitant : la richesse qui finance les académies, les terrains, la formation des jeunes. Klement nuance : au-delà d’un certain seuil, l’aisance peut détourner les talents vers d’autres carrières.

2. La population : plus il y a d’habitants, plus le vivier de talents potentiels est grand.

3. Le statut culturel du football : le foot est-il le sport n°1 du pays, ou est-il concurrencé par le cricket, le rugby, le basket ?

4. Le classement FIFA : seule concession au sportif pur, comme proxy de la forme actuelle.

5. Le climat : des conditions d’entraînement stables toute l’année donnent un avantage.

6. La part de chance : et c’est là que Klement est honnête. Il estime que jusqu’à 45% du résultat d’un tournoi dépend du hasard pur.

« Mon modèle utilise des variables économiques pour prédire quelles équipes sont susceptibles de gagner », expliquait-il à CBS. Une approche qui explique pourquoi les « suspects habituels » comme Brésil, Argentine, Allemagne, France, Espagne restent souvent en haut de son classement.

L’avertissement du « prophète »

Mais attention : ne sortez pas votre carte bancaire. Klement est le premier à démonter son propre mythe. Il compare la prédiction d’un Mondial à un lancer de pièce. Avoir raison 3 fois d’affilée ne garantit rien pour la 4e.

« Quiconque prend mes prévisions au sérieux, et encore plus qui parie dessus, est irrécupérable ». Une phrase qu’il répète à chaque édition. Pour lui, l’humilité du prévisionniste, c’est de savoir exactement où s’arrête la confiance du modèle et où commence la chance.

Réponse le 19 juillet au New Jersey. Klement fera-t-il 4/4, ou cette année « la pièce tombera-t-elle enfin sur pile » ?

En attendant, une chose est sûre : en mathématiques comme au football, le plus beau reste l’imprévisible.

Richardo Ngoyi

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