
En République Démocratique du Congo (RDC), des violents affrontements ont été signalés tout au long du weekend dernier entre l’Armée régulière et les combattants du groupe Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23.
Se déroulant particulièrement dans plusieurs localités de territoires de Fizi et de Mwenga dans la province du Sud-Kivu, ces combats créent des nouvelles préoccupations vis-à-vis de la sécurité et aux droits fondamentaux des populations civiles prises au piège du conflit.
Selon des sources locales, les échanges de tirs ont provoqué des déplacements de population, poussant des habitants à fuir leurs villages par frayeur des violences. Le bilan humain n’a pas été officiellement communiqué, mais les organisations de la société civile préviennent sur les risques des violations des droits humains, notamment les extorsions auprès des civils, les déplacements forcés et l’accès limité à l’assistance humanitaire.
Ces affrontements interviennent alors que des initiatives de dialogue sont en cours au niveau international, notamment à Doha capital de Qatar, visant à neutraliser la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Cependant, la persistance des combats remet en cause l’efficacité des mécanismes de protection des civils et la capacité des autorités à assurer leur sécurité.
Dans une région déjà marquée par des décennies de conflits armés, les populations continuent de payer le prix fort, entre insécurité chronique, déplacements répétitifs et violations de leurs droits fondamentaux, en attendant des mesures concrètes pour leur protection.
Ridie Enembe (stagiaire)