RDC-Santé : mobilisation générale pour la vaccination contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite

Le Programme Élargi de Vaccination (PEV) a annoncé lundi 13 avril, l’organisation d’une campagne nationale de vaccination contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite, prévue du 15 au 19 avril 2026 dans 11 provinces de la République démocratique du Congo.

Cette initiative vise à consolider le calendrier vaccinal national et à réduire la mortalité liée à ces maladies évitables.

Les provinces ciblées sont : Kinshasa, Kongo-Central, Kwilu, Kwango, Mai-Ndombe, Tshuapa, Équateur, Tshopo, Mongala, Nord-Ubangi et Sud-Ubangi. Les enfants âgés de 6 mois à 14 ans recevront le vaccin contre la rougeole et la rubéole, tandis que ceux de 0 à 59 mois seront immunisés contre la poliomyélite.

Durant la campagne, des équipes de vaccination et de sensibilisation seront déployées dans les ménages, les églises, les écoles, les marchés ainsi que dans d’autres lieux publics afin d’atteindre un maximum d’enfants.

Il convient de rappeler que la RDC s’est dotée d’un plan stratégique de communication pour la vaccination couvrant la période 2026-2030. Ce programme vise à garantir une couverture vaccinale élevée, équitable et durable à travers le pays, en mettant l’accent sur la prévention des maladies infantiles.

Par ailleurs, le gouvernement, à travers le ministère de la Santé, a officiellement introduit en novembre dernier le vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole. Depuis le début de l’année 2026, plus de 12 000 cas ont été enregistrés, avec 157 décès signalés.

Concernant la poliomyélite, les autorités sanitaires rapportent une baisse remarquable de 98 % des cas, passant de 540 en 2022 à seulement 8 cas en 2025. Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent, notamment l’insécurité dans certaines régions, les difficultés logistiques pour acheminer les vaccins dans les zones enclavées, le maintien de la chaîne de froid, la disponibilité continue des doses, la réticence de certaines populations à la vaccination, ainsi que les retards dans l’acheminement des échantillons vers l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).

Ridie Enembe (stagiaire)

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