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RDC-Presse : Sonia Rolley,’’persona non grata’’en RDC

   L’ancienne journaliste française de la Radio France internationale (RFI) Sonia Rolley, travaillant pour Reuters, a été expulsée de Kinshasa, mardi 8 novembre, par les autorités de la République démocratique…

RD Congo-Monde

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RDC-Presse : Sonia Rolley,’’persona non grata’’en RDC
French journalist Sonia Rolley, who was forced to leave Chad on March 18, 2008 after the government withdrew her work permit, poses in Paris on March 26, 2008. Rolley, 27, who reported for Agence France-Presse and other international news organisations, was told last month that she could no longer report from Ndjamena after a state of emergency was imposed on February 2. The government has not given reasons for her expulsion. AFP PHOTO THOMAS COEX (Photo by THOMAS COEX / AFP)

   L’ancienne journaliste française de la Radio France internationale (RFI) Sonia Rolley, travaillant pour Reuters, a été expulsée de Kinshasa, mardi 8 novembre, par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC), qui ne lui avaient pas accordé d’accréditation, a annoncé l’agence de presse. Elle s’est rendue mardi matin à une convocation des services d’immigration, qui lui ont confisqué son passeport et l’ont obligée à prendre un vol pour Paris via Addis-Abeba.  

En effet, Sonia Rolley avait demandé en septembre une accréditation afin de prendre ses fonctions de coordinatrice de la couverture de Reuters en RDC, indique l’agence. Elle a obtenu l’autorisation de couvrir une conférence sur le climat (Pré-COP27) à Kinshasa, début octobre, et attendait depuis son accréditation.

 Signalons qu’aucun motif ne lui a été signifié, précise dans une dépêche diffusée mardi soir. Et aussi, les autorités congolaises n’ont  pas commenté jusqu’en ce jour  l’expulsion de la journaliste.

 De ce fait, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC, (BCNUDH) s’est « inquiété » de cette expulsion sur Twitter  « manu militari », décidée par les autorités, alors que la journaliste « disposait d’un visa de séjour temporaire en attente de son accréditation ». Le BCNUDH évoque « les difficultés rencontrées par d’autres correspondants de la presse étrangère pour obtenir ou renouveler leurs accréditations et exercer leur métier librement ». Il appelle les autorités  congolaises à « maintenir un environnement sécurisé et propice à l’exercice de la liberté de l’expression ».

JED: un rapport annuel sur l’état des médias et de la liberté de la presse

Rappelons  que le 2 novembre, est une  journée mondiale dédiée à la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, sur ce, JED a publié un rapport annuel d’observation et d’analyse sur l’état des médias et de laliberté de la presse en RDC, recensant au moins 124 cas d’atteintes à la liberté de presse dont un journaliste tué, 44 menacés, 37 arrêtés, 18 agressés, 2 enlevés et 17 médias ou émissions interdites cette année.

Depuis le 24 octobre, le journaliste indépendant et ancien consultant de New York Times, Steve Wembi est porté disparu après avoir été ciblé par des supposés agents des renseignements dans un hôtel à Kinshasa.

Notons que, la RDC traverse une période tumultueuse en ce qui concerne la liberté de la presse.

MARLEINE KANGI

  

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