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RDC/ Grand Kivu : vivement une aide humanitaire urgente pour les déplacés de guerre

À Uvira, dans l’est de la République Démocratique du Congo, des dizaines de familles déplacées tentent de reconstruire une vie brisée par la guerre. Chassées de leurs villages, notamment de Kigongo, Kiliba et des moyens plateaux, elles vivent désormais dans une précarité extrême, entre manque de nourriture et perte totale de repères.

« Nous avons tout laissé derrière nous… nos maisons, nos biens, même nos bétails ont été pillés », confie, la voix tremblante, une déplacée rencontrée sur place. Comme elle, plusieurs femmes racontent une fuite précipitée pour échapper aux violences attribuées aux rebelles du M23.

Dans cette situation difficile, une action humanitaire menée par le Centre d’Encadrement et d’Appui en Faveur des Personnes Démunies (CEAFPD), est venue apporter un souffle, à la population.

Une cinquantaine de familles vulnérables ont reçu des vivres et des biens de première nécessité : farine de maïs, riz, haricots, huile, mais aussi pagnes, couvertures et ustensiles de cuisine.

Pour ces familles, cette aide représente bien plus que des biens matériels. « Aujourd’hui, nous pouvons au moins manger… et dormir avec un peu de dignité », témoigne une autre bénéficiaire, serrant contre elle la couverture reçue. Mais au-delà de ces gestes de solidarité, la réalité demeure pesante.

À Uvira, les besoins dépassent largement les moyens disponibles. Chaque jour, de nouveaux déplacés arrivent, épuisés, souvent sans rien. La survie s’organise au jour le jour, dans l’attente incertaine d’un retour ou d’une aide supplémentaire.

Au-delà de l’urgence alimentaire, les conditions de vie posent aussi la question de la dignité, en particulier pour les femmes et les jeunes filles. Une centaine d’entre elles doivent recevoir des kits de dignité accompagnés d’une formation, une initiative saluée mais encore insuffisante face à l’ampleur des besoins.

Dans le grand Kivu, la guerre ne se raconte pas seulement en chiffres ou en combats. Elle se lit dans les regards, dans les silences, et dans ces vies suspendues, contraintes de réapprendre à survivre, loin de tout ce qu’elles appelaient autrefois « chez-elles ».

Ridie Enembe (stagiaire)

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