RDC – Examen d’État 2025 : Malgré l’agression rwandaise, l’État congolais relève le défi dans les zones en conflit

Tandis que les conflits armés continuent de secouer l’est de la République démocratique du Congo, plus de 30 000 élèves affrontent les épreuves hors-session de l’Examen d’État. Un signal fort envoyé par le gouvernement : l’école ne cédera pas face à la violence.

Ce lundi 2 juin 2025 marque un tournant symbolique pour l’éducation nationale en RDC. La 59e édition des épreuves hors-session de l’Examen d’État a été officiellement lancée dans plusieurs régions affectées par les violences, notamment à Mambasa (Ituri) et à Béni (Nord-Kivu). Un acte de résilience porté par une volonté politique affirmée de ne laisser aucun élève de côté, malgré l’instabilité.

À Mambasa, localité située à plus de 160 kilomètres de Bunia, la cérémonie de lancement s’est tenue en présence des autorités territoriales, qui ont mis en avant les efforts conjoints du gouvernement et des acteurs locaux pour assurer la tenue des examens. L’État a mobilisé les moyens logistiques et financiers nécessaires, permettant aux élèves de passer leurs épreuves sans frais, conformément à la décision présidentielle d’exonérer les finalistes dans les zones en conflit.

Cette mesure, saluée dans tout le pays, résulte d’une démarche de solidarité nationale renforcée par les recommandations de l’Assemblée nationale. L’Ituri rejoint ainsi d’autres provinces sinistrées, telles que le Nord et le Sud-Kivu, dans ce dispositif d’exemption exceptionnel.

À Béni, où la situation sécuritaire reste tendue, les autorités ont supervisé le lancement des épreuves dans un esprit de défi relevé. Au total, plus de 30 000 candidats – dont près de 15 000 filles – sont répartis dans 103 centres à travers les 12 sous-divisions éducatives de la province Nord-Kivu 2. Là encore, l’organisation logistique a été saluée comme un exploit dans un contexte de guerre prolongée.

Loin d’être un simple rendez-vous scolaire, cette session 2025 prend des allures de mobilisation nationale en faveur du droit à l’éducation. Elle témoigne d’une volonté claire : maintenir la continuité pédagogique partout, même dans les zones les plus exposées aux violences armées. En garantissant aux élèves des conditions d’examen dignes, le gouvernement congolais envoie un message fort : l’avenir de la jeunesse est une priorité, même en temps de crise.

Dans ces territoires où l’école est parfois la seule lueur d’espoir, cette épreuve nationale devient plus qu’un examen : un acte de foi en l’avenir.

Yasmine Alemwa

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