L’aéroport de Mbandaka franchit une étape cruciale dans sa transformation, avec la mise en service d’un balisage lumineux de nouvelle génération. Au-delà de la technique, cette avancée incarne une nouvelle ère pour la mobilité et le développement de la province de l’Équateur, où le ciel nocturne devient désormais un partenaire du progrès.
Grâce à ces installations modernes, les compagnies aériennes publiques, commerciales, humanitaires et privées peuvent programmer des vols de nuit, en coordination avec la Régie des voies aériennes (RVA). Une décision qui ouvre un champ de possibilités inédit pour le transport, les échanges économiques et le renforcement de la connectivité régionale.
Le chantier, mené en trois semaines par une équipe d’ingénieurs venue de Kinshasa, a permis à la piste de Mbandaka de répondre aux normes internationales de sécurité aérienne. Derrière l’aspect technique se dessine une vision plus large : celle d’un État qui mise sur la modernité de ses infrastructures pour soutenir les habitants, les agriculteurs et les opérateurs économiques. Chaque lumière installée sur la piste n’est pas seulement un guide pour les pilotes, elle symbolise l’espoir d’une province mieux connectée et plus dynamique.
Aujourd’hui, Mbandaka est desservie par une quinzaine de rotations hebdomadaires opérées par des compagnies telles que la CAA, Air Congo, Mont Gabon, Service Air et Air Kasaï. L’autorisation des vols de nuit promet d’augmenter la fréquence, la régularité et la fiabilité des liaisons, ouvrant des perspectives concrètes pour l’exportation de produits agricoles vers Kinshasa et d’autres centres urbains, tout en renforçant la présence humanitaire et commerciale dans la région.
Ainsi, l’aéroport de Mbandaka devient plus qu’une simple infrastructure : il se transforme en vecteur de développement, où chaque vol, de jour comme de nuit, tisse un lien entre la province et le reste du pays. À l’aube de cette modernisation, l’Équateur regarde désormais vers le ciel comme vers un horizon de prospérité et de possibilités infinies.
Yasmine Alemwa Ibango




