L’éléction présidentielle en République du Congo s’annonce en ce mois de mars, Denis Sassou Nguesso se présente à un nouveau mandat. Il affirme qu’il ne restera pas « éternellement au pouvoir », mais refuse de désigner un successeur. Entre longévité politique, projets de développement et préparation de la jeunesse, le scrutin du 15 mars s’aperçoit dans un contexte où la stabilité et la démocratie se croisent.
Depuis 1979, Denis Sassou Nguesso trace sa route à la tête du Congo. Ancien militaire, il a dirigé le pays sous un régime à parti unique, avant de perdre les premières élections multipartites face à Pascal Lissouba en 1992. Il revient au pouvoir en 1997, à l’issue d’une guerre civile, et remporte ensuite plusieurs scrutins contestés par ses adversaires. jh
Aujourd’hui, candidat à sa propre succession, il affirme qu’il ne restera pas « éternellement au pouvoir ». Mais sur la question de la succession, il reste silencieux, insistant sur la stabilité nationale et la préparation de l’avenir plutôt que sur un nom.
Le Congo dispose de ressources pétrolières importantes. Denis Sassou Nguesso met en avant les infrastructures construites sous sa présidence : routes, ports, universités, projets agricoles. « Nous voulons que les jeunes comprennent que tout le travail accompli vise aussi à préparer leur avenir », déclare-t-il.
Pour autant, près de la moitié des six millions d’habitants vit encore sous le seuil de pauvreté. Les enquêtes menées en France sur sa famille sont dénoncées par les autorités comme des tentatives de déstabilisation. Les projets existent, mais l’impact réel sur le quotidien des Congolais reste au cœur du débat.
Selon le président, la longévité au pouvoir garantit la stabilité, un facteur essentiel pour le développement. Deux anciens candidats à la présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, restent détenus après des condamnations pour « atteinte à la sécurité nationale ». Denis Sassou Nguesso affirme qu’ils seront libérés « un jour », tout en refusant de les qualifier d’opposants.
Le président insiste sur l’avenir de la jeunesse et la transmission des acquis du pays. Ses projets de développement sont présentés comme un héritage pour la prochaine génération. Mais l’absence de plan de succession crée une tension entre maintien au pouvoir et ouverture pour la relève.
À l’international, le Congo est observé pour ses ressources pétrolières et sa stabilité relative. Les enquêtes en France sur le patrimoine de la famille présidentielle attirent l’attention, et les autorités congolaises dénoncent des tentatives de déstabilisation. Sur le plan régional, le pays reste un acteur clé en Afrique centrale.
Si réélu, ce mandat serait le dernier autorisé par la Constitution, qui limite à cinq ans la durée du mandat présidentiel. Denis Sassou Nguesso insiste sur les mesures pour préparer l’avenir du pays plutôt que sur un successeur précis. La transition politique reste un enjeu ouvert, entre stabilité, développement et exigences démocratiques.
Alemwa Ibango Yasmine




