ONU/RDC : 6,47 millions de déplacés causés par l’offensive répétée des rebelles de l’AFC/M23 dans les provinces de l’Est

La République Démocratique du Congo figure désormais parmi les pays les plus touchés par les déplacements internes.

Selon un récent rapport de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le pays compte environ 6,47 millions de personnes déplacées, le plaçant au 5ᵉ rang mondial derrière le Soudan, la Syrie, l’Afghanistan et l’Ukraine.

Cette situation s’explique principalement par la dégradation sécuritaire dans l’Est, marquée par les offensives répétées des rebelles de l’AFC/M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Des zones comme Goma, Bukavu, Masisi, Sake ou encore Minova restent particulièrement affectées.

Les violences enregistrées entre janvier et février de l’année passée ont provoqué le déplacement de plus de 700 000 personnes, tandis qu’une offensive en décembre 2025 au Sud-Kivu a contraint plus de 500 000 civils à fuir en l’espace de quelques jours, selon OCHA.

HCR estime que le nombre atteindra 9 millions

Si les hostilités persistent, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés estime que le nombre de déplacés pourrait atteindre 9 millions d’ici fin 2026.

Les conséquences humanitaires sont alarmantes, les femmes et les filles restent les principales victimes, avec une recrudescence des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre.

D’après le Fonds des Nations Unies pour la population, ces cas ont augmenté d’un tiers en 2025 par rapport à l’année précédente.

Malgré la reprise des discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha, les affrontements se poursuivent sur le terrain. Récemment, l’armée congolaise a annoncé avoir abattu un drone rebelle dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu, illustrant la fragilité persistante de la situation sécuritaire.

Ridie Enembe (stagiaire)

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