Les marchés pétroliers ont démarré la semaine sous tension. Les prix de l’or noir ont bondi de plus de 3 % lundi à la réouverture, portés par les inquiétudes liées à une nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient.
Le Brent, référence internationale, a progressé de 3,29 % pour s’établir à 96,15 dollars le baril. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a gagné 3,25 %, atteignant 93,48 dollars le baril.
Cette hausse intervient après des tirs de missiles iraniens contre Israël dimanche, les premiers depuis la trêve annoncée le 8 avril. En réponse, l’État hébreu a mené des frappes lundi, ravivant les craintes d’une reprise des hostilités dans une région stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
L’incertitude domine désormais les marchés, les investisseurs redoutant des perturbations dans la production et l’acheminement du pétrole. Cette nervosité intervient malgré l’annonce de l’OPEP+ dimanche d’une augmentation de ses quotas de production de 188 000 barils par jour pour le mois de juillet.
Entre risques géopolitiques et ajustements de l’offre mondiale, le marché pétrolier reste sous forte pression, avec une évolution qui pourrait peser sur les économies dépendantes des importations d’énergie.
Yasmine Alemwa Ibango
