Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a entamé le 20 avril 2026 une mission d’itinérance dans les provinces du Bas-Uélé, de l’Ituri et du Maniema, dans le cadre de l’évaluation du secteur minier congolais. Cette tournée officielle s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale impulsée par le président Félix Tshisekedi et coordonnée par la Première ministre Judith Suminwa.
À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le ministre a été accueilli par les autorités provinciales avant de s’entretenir avec le gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama. La délégation comprenait notamment des députés nationaux, le secrétaire général aux Mines et plusieurs responsables des services techniques du secteur.

La mission vise à dresser un état des lieux global de l’exploitation minière, en mettant l’accent sur l’encadrement de l’artisanat minier, la relance de la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO), le respect des normes réglementaires et environnementales, ainsi que les retombées économiques pour les communautés locales.
Dans le territoire d’Aru, le ministre a échangé avec les autorités locales, les représentants de la société civile et les communautés. Les discussions ont porté sur la transparence dans la gestion des ressources, la lutte contre la fraude et la promotion de principes de gouvernance tels que l’intégrité, le patriotisme et la méritocratie.
La situation observée dans la chefferie de Djalasiga, territoire de Mahagi, a particulièrement retenu l’attention de la délégation. Selon les constats faits sur place, une exploitation illégale de l’or y est menée par des opérateurs étrangers dépourvus de titres miniers, avec l’usage d’engins lourds en violation de la législation en vigueur.
Face à ces irrégularités, le ministre a ordonné la saisie des équipements, la fermeture des sites concernés et la saisine des instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités.
À travers cette mission, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur, améliorer la traçabilité de la production aurifère et lutter contre les circuits informels, dans l’objectif de faire des ressources minières un levier de développement durable au bénéfice des populations locales.
Yasmine Alemwa Ibango