
Un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis est arrivé dans la nuit à Kinshasa, marquant le début de l’application d’un accord migratoire conclu récemment entre la République démocratique du Congo et Washington.
L’appareil, en provenance des États-Unis avec une escale à Accra, a atterri à l’aéroport international de Ndjili avec 15 personnes à son bord, dont sept femmes et huit hommes, selon des sources concordantes, ces migrants seraient originaires du Pérou, de la Colombie et de l’Équateur.
Cette opération fait suite à l’annonce, publiée le 5 avril dernier, d’un accord entre les autorités congolaises et l’administration américaine.
Les modalités précises de ce partenariat n’ont toutefois pas été rendues publiques, néanmoins, des sources diplomatiques évoquent un dispositif prévoyant l’accueil de 50 à 100 migrants par mois, avec une prise en charge financière assurée par les États-Unis.
Les autorités congolaises indiquent que ces personnes ne sont pas destinées à rester sur le territoire national, mais elles seront hébergées temporairement avant leur rapatriement vers leurs pays d’origine, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des agents hispanophones ont également été mobilisés pour accompagner leur prise en charge.
À Kinshasa, la mise en œuvre de cet accord intervient dans un contexte où les enjeux de souveraineté, de transparence et de coopération internationale suscitent une attention croissante.
Ridie Enembe (stagiaire)