
Un accord signé à Tripoli en Libye sous l’Egide de l’ONU, détermine le délai de vingt-quatre mois pour organiser la présidentielle et les législatives, 15 années après la mort de l’ancien chef de l’Etat Mouammar Kadhafi.
En présence de la cheffe de la mission de l’ONU, Hanna Tetteh, l’accord porte sur deux étapes clés de la feuille de route politique : la reconstitution de la Commission électorale nationale et la résolution des différends sur le cadre constitutionnel et juridique devant encadrer le scrutin. « Cette signature représente une étape importante vers la sortie de l’impasse politique et institutionnelle ».
Ce texte est le fruit de discussions menées ces derniers mois à Rome puis à Tunis entre représentants des principales institutions et forces politiques rivales. Il est distinct de l’initiative diplomatique parallèle menée par Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump, qui pousse de son côté à un rapprochement entre les autorités de l’Est et de l’Ouest libyennes.

La Libye reste coupée en deux depuis 2011, entre un gouvernement reconnu par la communauté internationale à Tripoli et une administration orientale soutenue par le maréchal Khalifa Haftar
Tandis que les deux législatures rivales sous surveillance
L’échec des précédentes tentatives tient largement au rôle des deux législatures rivales du pays — la Chambre des représentants à Benghazi et le Haut Conseil d’État à Tripoli — qui ont eu pour réflexe de freiner, retarder ou saboter le processus. L’ONU s’est prémunie de ce scénario en se réservant le droit de porter directement l’accord signé devant le Conseil de sécurité, pour le faire adopter comme une résolution contraignante même si les deux chambres tentaient de le saboter.
JIPE ITOUPA

