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Kinshasa sous tension sécuritaire : le gouvernement hausse le ton face à l’inaction locale

Le gouvernement central veut reprendre la main sur la question sécuritaire à Kinshasa. En déplacement dans le district de la Tshangu ce mercredi 7 mai, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a adressé un avertissement ferme aux autorités provinciales et communales accusées de passivité face à la montée de l’insécurité dans plusieurs quartiers de la capitale.

La réunion tenue à N’djili avec le Comité provincial de sécurité et les responsables locaux s’est déroulée dans un climat marqué par une inquiétude croissante de la population. Braquages, incursions nocturnes, violences urbaines et attaques contre certains lieux de culte alimentent depuis plusieurs semaines un sentiment de peur dans plusieurs communes de Kinshasa.

Devant les autorités administratives et sécuritaires, Jacquemain Shabani a insisté sur la nécessité de réactiver les mécanismes locaux de suivi sécuritaire. Le ministre a notamment pointé du doigt l’irrégularité des réunions des comités de sécurité, pourtant censés assurer la coordination entre les services de l’État, la police et les autorités de proximité.

Sans citer directement des responsables, le VPM a dénoncé ce qu’il considère comme un relâchement dans la gestion sécuritaire de la ville. Pour lui, les structures locales ne peuvent rester silencieuses alors que les habitants dénoncent quotidiennement l’insécurité et l’absence de réaction rapide des services compétents.

Le district de la Tshangu apparaît aujourd’hui comme l’un des espaces les plus sensibles de la capitale. Avec une forte densité démographique et des réalités sociales complexes, cette partie de Kinshasa fait régulièrement face à des phénomènes de criminalité urbaine qui mettent sous pression les forces de sécurité.

Au cours des échanges, plusieurs pistes ont été évoquées pour renforcer la réponse sécuritaire, notamment la redynamisation des comités locaux, l’amélioration de la circulation de l’information entre services et le renforcement de la présence policière dans les zones jugées à risque.

Cette sortie du ministre de l’Intérieur traduit également une volonté du gouvernement de montrer une présence plus visible sur le terrain à mesure que les critiques de la population se multiplient. Car au-delà des constats, les habitants attendent surtout des mesures capables de produire des effets immédiats sur leur quotidien.

Dans une capitale où la question sécuritaire reste l’une des principales préoccupations des citoyens, la pression monte désormais sur les autorités locales, sommées de passer des promesses à l’action.

Alemwa Ibango Yasmine

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