
Depuis deux semaines, les contrôles routiers se multiplient à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Initiés par l’autorité provinciale, ces contrôles concernent : le permis de conduire, les documents de transport, contrôle technique, etc.
Selon le Gouverneur de cette ville-province, le renforcement de la sécurité routière et le renflouement de la caisse de la caisse de l’Etat au niveau provincial dans le secteur des Transports, sont les objectifs à atteindre.
Cependant sur terrain, les chauffeurs dénoncent des mesures qui pénalisent leur quotidien et expriment des opinions partagées.
Lors de notre reportage dans plusieurs artères de la ville de Kinshasa, des conducteurs de taxis, de bus et de véhicules privés ont partagé leurs expériences et frustrations.
« Ces contrôles créent des embouteillages énormes et perturbent notre travail », s’est indigné un chauffeur rencontré au centre-ville. Il pointe le manque de routes praticables et d’innombrables nids-de-poule qui compliquent la circulation. Il dénonce aussi la hausse du permis de conduire à 120 dollars américains (120 USD) et l’obligation de payer en devise étrangère, alors que la monnaie nationale reste le franc congolais.
Par contre, un autre chauffeur reconnaît l’importance de ces contrôles, mais estime tout de même que leur organisation est problématique :
« Il faudrait procéder étape par étape : au lieu de tout contrôler en même temps et créer des frustrations inutiles. Le permis est vendu en dollars avec un délai trop long pour sa délivrance, en même temps, des nombreuses formalités administratives exigées compliquent la vie des conducteurs », a-t-il déploré.
Face à cette situation, les chauffeurs demandent à l’État congolais de réduire les coûts des documents administratifs liés à la conduite, afin de permettre à tous les conducteurs de se conformer à la loi et la réglementation d’exercer le métier sans mettre en danger leur activité. Ainsi, les autorités provinciales se retrouvent donc face à un dilemme : assurer la sécurité routière tout en garantissant des conditions de travail acceptables pour les chauffeurs et fructifier le transport dans la capitale.


