Les câbles électriques à nu, les tuyaux d’eau et les lignes télécoms mal coordonnés freinent les chantiers de voirie dans la capitale. Samedi dernier, le Directeur général par intérim du Bureau Central de Coordination (BCECO), Pr Dr Ir. Sylvain Alongo Longomba, a inspecté plusieurs sites pour débloquer ces blocages et accélérer la fin des travaux, au bénéfice direct de la mobilité des Kinois.
Cette tournée d’évaluation, menée avec une équipe d’experts du BCECO, a passé au crible des axes routiers en réhabilitation dans divers quartiers. Objectif : cartographier les retards et imposer des solutions rapides.

Des conflits souterrains au cœur des retards
Sur le terrain, les problèmes récurrents sautent aux yeux. Les installations de la Société Nationale d’Électricité (SNEL), de l’Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT) et de la REGIDESO – REGie de Distribution d’Eau se chevauchent ou affleurent, obligeant les entreprises à des arrêts imprévus. “Ces interférences techniques exigent une coordination immédiate entre les opérateurs”, a déclaré le DG Alongo Longomba à l’issue de la visite.
Pour y remédier, le BCECO envisage des réunions techniques obligatoires avec toutes les parties prenantes. L’idée : aligner les agendas, respecter les cahiers des charges et imposer des normes de qualité strictes, sans déroger aux délais contractuels.
Une stratégie pour des infrastructures durables et une ville moderne
Cette initiative s’inscrit dans une refonte de la gouvernance des grands projets publics. Le BCECO, pilier de la supervision des infrastructures en RDC, multiplie les contrôles de terrain pour optimiser les fonds publics et booster l’impact sur la vie quotidienne. À Kinshasa, où la congestion routière paralyse l’économie, ces routes rénovées promettent une fluidité accrue et un cadre de vie amélioré.
Aligné sur la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi, qui mise sur la modernisation urbaine, le BCECO positionne ainsi Kinshasa comme une métropole résiliente. Prochaines étapes : des rapports d’inspection publics et des partenariats renforcés pour éviter les surcoûts et les reports.
Avec ces actions concrètes, les Kinois pourraient bientôt circuler sur des axes fiables, signe d’un développement urbain accéléré.
La Rédaction