Depuis 2013, Kibali Gold Mine ancre son modèle sur le contenu local.
Plus de 700 entreprises congolaises travaillent avec la mine et bénéficient de programmes d’approvisionnement et de montée en compétences conçus autour du site. KGM emploie 5 000 travailleurs et contractants, dont plus de 90 % sont Congolais. En 12 ans, la mine a injecté 3,5 milliards USD dans l’économie nationale, avec près de 60 % de marchés attribués à des fournisseurs locaux. Des champions comme IOB sont nés à Durba. Dans le Haut-Uélé, Kibali transforme l’or en entreprises durables.
Dans le Haut-Uélé, et particulièrement à Watsa et Durba, ces investissements ont redessiné le paysage économique. Kibali constitue aujourd’hui une source majeure de recettes publiques provinciales et le principal moteur économique de la région. La mine fournit aussi 95 % de l’électricité du réseau de Watsa-Durba via sa centrale hydroélectrique, un atout rare pour l’industrialisation locale.
Né à Durba : IOB, vitrine du contenu local de Kibali
Parmi les entreprises révélées dans le Haut-Uélé, « Inter Oriental Builders Sarl » fait figure de modèle. Créée en 2010, cette société a basculé en 2014 quand Kibali l’a intégrée dans sa chaîne de sous-traitance. Partie de 12 employés, IOB emploie aujourd’hui plus de 450 Congolais, dont 80 % originaires de Watsa et Durba. Basée à Durba avec un siège technique à Ariwara, IOB a bâti une expertise certifiée en génie civil, infrastructures minières, travaux routiers et fourniture de matériaux de construction.

Depuis plus d’une décennie, elle intervient sur des projets structurants liés à l’activité de Kibali. À son actif :
1. Construction de 3 camps de réinstallation pour plus de 2 000 ménages déplacés par l’extension de la mine
2. Rénovation et extension du Centre de Santé de Durba et de 4 écoles primaires dans les communautés riveraines
3. Aménagement de 120 km de routes, dont l’axe Durba-Watsa, vital pour désenclaver la zone et relier les marchés agricoles
4. Fourniture de granulats et de béton pour la centrale hydroélectrique d’Azambi et l’extension de la fosse à ciel ouvert
Le parcours d’IOB illustre la volonté de Kibali de faire monter en compétences les entreprises nationales. Via son programme « Business Development », Kibali a formé les équipes d’IOB aux normes ISO, à la gestion HSE et à la comptabilité minière. Résultat : IOB est passée de simple fournisseur à partenaire stratégique capable de soumissionner sur des appels d’offres internationaux.

Les retombées de ce partenariat gagnant-gagnant dépassent le cadre minier. Les routes construites par IOB ont réduit de moitié le temps de trajet Watsa-Durba et ouvert l’accès aux zones agricoles de Doko. Les adductions d’eau et forages réalisés alimentent aujourd’hui plus de 15 000 habitants. Les bâtiments communautaires servent de centres de formation et de marchés locaux.
Au-delà des marchés confiés aux entreprises locales, Kibali investit aussi dans des projets sociaux, éducatifs et sanitaires. Via sa Fondation, la mine a financé 2 hôpitaux de référence, 12 écoles et 6 forages d’eau potable dans le territoire. Le programme d’agriculture durable lancé avec les coopératives locales touche 3 000 familles autour de Watsa.
L’expérience Kibali Gold Mine et Inter Oriental Builders montre qu’une exploitation minière peut devenir un levier puissant de développement territorial quand elle s’appuie sur des entreprises locales compétentes. À Watsa, Durba et Doko, cette collaboration a permis l’émergence d’un secteur privé congolais capable de répondre aux standards internationaux, tout en générant emplois et opportunités économiques durables.
Le pari gagné : quand la mine bâtit des entreprises
Née locale, l’entreprise a grandi avec les ambitions de la mine pour devenir une ETI régionale qui exporte son expertise. À Watsa, Durba et Doko, ce partenariat prouve une chose : quand une mine mise sur des entreprises congolaises formées aux standards internationaux, la richesse du sous-sol se transforme en emplois, en infrastructures et en entreprises durables. Ce n’est plus seulement du business. C’est du développement partagé, bâti sur place, par des Congolais, pour les communautés du Haut-Uélé.
Richardo Ngoyi



