
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé, mardi 12 mai à Bunia, la disparition de 245 enfants depuis le début de l’année 2025 dans la province de l’Ituri.
Ce chiffre alarmant a été dévoilé lors d’un atelier consacré à la traite des êtres humains et au trafic illicite des migrants.
Selon l’OIM, les nombreuses frontières clandestines entre la RDC et l’Ouganda facilitent le trafic d’enfants dans cette région. Les victimes sont principalement exploitées dans les sites miniers, la servitude domestique et les réseaux d’exploitation sexuelle.
Le responsable de l’OIM en Ituri, Fils-Lien Ely Thelot, a indiqué que les enfants déplacés par les conflits armés sont les plus vulnérables. Beaucoup vivent dans des camps de déplacés après avoir fui l’insécurité.
L’organisation souligne que la pauvreté, les violences armées et les déplacements forcés favorisent le recrutement des mineurs par des réseaux criminels.
Pour lutter contre ce phénomène, l’OIM et ses partenaires, à travers le projet « Borderlands » financé par l’Union européenne, prévoient des campagnes de sensibilisation, l’assistance aux victimes et un appui aux poursuites judiciaires contre les trafiquants.
Ce programme régional RDC-Ouganda, doté de 15 millions de dollars sur trois ans, vise également la modernisation des postes frontaliers, le soutien en santé mentale et le renforcement des capacités des autorités locales autour du lac Albert.
Ridie Enembe (stagiaire)
