Guerre en RDC : l’Union européenne libère plus de 81 millions d’euros pour le compte des victimes de violations des droits humains

L’Union européenne (UE) a annoncé une enveloppe de plus de 81 millions d’euros d’aide humanitaire destinée à la région des Grands Lacs, dont la République démocratique du Congo, dans un climat marqué par une crise humanitaire persistante et des violations graves des droits humains.

L’annonce a été faite par la Commission européenne, via sa commissaire chargée de la gestion des crises Hadja Lahbib, dans le cadre de la politique humanitaire de l’UE, ayant pour but de renforcer l’assistance des populations vulnérables dans les zones de conflit.

Cette aide financière aspire à soutenir les déplacés internes, les réfugiés et les communautés affectées par les violences armées, en soulignant sur la protection des femmes, des enfants et des civils exposés aux abus. Les ressources seront surtout déployées dans l’Est de la RDC, une région confrontée à une insécurité tenace, mais également dans d’autres pays de la région des Grands Lacs touchés par des crises similaires.

Rendue publique le mardi 17 février 2026 dernier, cette décision tombe alors que l’exigence de survie et de dignité lors de crises ne cessent d’augmenter, en raison des affrontements armés, des déplacements massifs de populations et de l’effondrement des services sociaux de base. Selon l’Union européenne, cette aide est jugée indispensable pour répondre aux violations persistantes des droits fondamentaux, notamment les violences sexuelles liées aux conflits, le recrutement d’enfants soldats, les déplacements forcés et l’accès limité à la santé, à l’eau potable et à la protection psychosociale.

L’aide sera mise en œuvre par des organisations humanitaires internationales et locales, qui assureront des programmes de protection des civils, de prise en charge des survivants de violences, de protection de l’enfance et d’assistance aux communautés déplacées.

À travers cette nouvelle enveloppe financière, l’Union européenne affirme vouloir placer la protection des civils au cœur de sa réponse humanitaire, dans une région où la crise sécuritaire demeure étroitement liée à la crise des droits humains.

Ridie Enembe (stagiaire)

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