Mercredi 25 février 2026, Félix Tshisekedi franchit les rubicons de l’Élysée pour un entretien avec Emmanuel Macron. À première vue, il s’agit d’un rendez-vous protocolaire, attendu dans le calendrier des relations franco-congolaises. Mais, pour qui suit de près la trajectoire du président congolais, chaque déplacement international est un révélateur : de ses priorités, de ses alliances, de sa manière de conduire le pays. La sécurité dans l’Est de la RDC n’est pas une abstraction. Elle est tangible, urgente.
Aussi, le président congolais cherche à diversifier ses partenariats dans divers secteurs, en se basant de la vieille coopération existant entre les deux pays, et de la question actuelle qui nécessite absolument mettre sur la table. Il s’agit du changement à la tête de la Francophonie en cette année en cours et d’autres problèmes comme pour les enjeux de sécurité.
Cependant, depuis plusieurs mois, le président a multiplié les voyages, les rencontres, les appels à l’aide et au dialogue. Ses passages à Paris et à Washington ne sont pas des visites de courtoisie : ce sont des moments de construction d’alliances, d’observation des lignes de force internationales et de de soutiens concrets pour son pays. C’est dans cette optique que plusieurs observateurs placent le déplacement du président Tsisekedi.
Mais au-delà de la sécurité, il y a la vision : Tshisekedi veut que la RDC soit entendue, respectée, reconnue comme un acteur central du continent. L’économie, les ressources, la diplomatie, la culture : tout se mêle dans ses discussions, avec une précision et une ambition que peu de dirigeants osent afficher ouvertement.
Yasmine Alemwa Ibango
