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FEMMES D’IMPACT :Hélène Gakuru lance le Think Tank qui immortalise les héroïnes de la RDC

Le jeudi 31 juillet 2026, à Silikin Village dans la commune de la Gombe, une salle s’est levée pour saluer une femme qui a fait le pari de la mémoire. Hélène Gakuru a lancé la première édition du THINK TANK Femmes d’IMPACT, un cadre qu’elle porte personnellement autour du triptyque « Femme Africaine : compétence, influence et héritage », à l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine.
Une conviction née de l’expérience du terrain
Ce n’est pas un hasard si c’est elle qui porte ce projet. Experte-comptable agréée, doctorante à l’Université de Kinshasa et aujourd’hui Première Vice-Présidente du Réseau des Femmes Mandataires Publics (RFMP), Hélène Gakuru a construit sa légitimité loin des estrades : onze ans au Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo, la création d’un cabinet local pour rompre le monopole des grands groupes étrangers dans l’expertise comptable, puis près de cinq ans comme Directrice Générale Adjointe du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), fonction qu’elle a occupée jusqu’au renouvellement de la direction de l’institution par ordonnance présidentielle du président Félix-Antoine Tshisekedi en juin 2026 (Interview Podcast Dynamique Pour Elles ; cérémonie de remise et reprise du FOGEC). Un parcours que le Magazine RD CONGO-MONDE avait déjà distingué en 2024, en la consacrant « Femme Influente en RDC », saluant alors une « image de la femme congolaise transfigurée ».
C’est cette même exigence de résultats concrets, qu’elle défend régulièrement dans ses interventions publiques sur le leadership féminin elle l’a encore rappelé en mars dernier à Skills4Afrika, où elle articulait son message autour de l’anticipation des compétences, de la culture de l’impact et du dépassement de soi qu’elle transpose aujourd’hui dans un projet plus personnel : Femmes d’IMPACT.[hautespersonnalites]
« Cette journée ne peut plus se résumer à des conférences »
Devant une salle où prises de parole et silences respectueux se sont succédé, Hélène Gakuru a posé le constat qui fonde son initiative. Instituée le 31 juillet 1974 lors du congrès constitutif de l’Organisation Panafricaine des Femmes à Dakar, la Journée internationale de la femme africaine puise sa source plus loin encore, dans la conférence fondatrice de Dar es Salam en 1962. Une histoire riche, estime-t-elle, mais trop souvent réduite au rituel commémoratif.
« Cette journée ne peut plus se résumer à des conférences », a-t-elle déclaré, appelant à passer du discours à l’archive. Il faut, selon elle, immortaliser les Congolaises qui ont marqué l’histoire du pays celles dont le parcours est devenu patrimoine national, celles qui ont ouvert des chemins qu’empruntent aujourd’hui des générations de jeunes femmes.
*Femmes d’IMPACT, un projet de transmission*
C’est cette conviction qui a donné naissance à Femmes d’IMPACT : un cadre de réflexion, de transmission et de valorisation qu’Hélène Gakuru veut inscrire dans la durée, au-delà d’un simple événement annuel. L’ambition est claire sortir de l’oubli les femmes dont le mérite ne doit plus se survivre dans la mémoire de quelques privilégiés, mais être raconté, documenté, transmis aux générations futures.
Pour cette première cuvée, l’initiative a reçu le soutien de Mathieu Tshibumbu Muboyayi, défenseur de la masculinité positive et Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANDEC), invité d’honneur venu remettre les distinctions aux lauréates. De ses échanges avec la salle est ressortie une idée que Hélène Gakuru fait sienne : seule la résilience forge les trajectoires qui durent.
Un appel à l’introspection collective
Au-delà des prix décernés, Hélène Gakuru conçoit cette première édition comme un temps d’introspection collective. Elle invite chacune et chacun à s’interroger sur l’héritage qu’il ou elle léguera une manière, dit-elle, de renforcer la confiance et de faire en sorte que la compétence des femmes ne soit plus une parenthèse, mais une fondation.
En portant Femmes d’IMPACT, Hélène Gakuru signe ainsi bien plus qu’un événement : elle pose la première pierre d’un travail de mémoire qu’elle entend voir grandir, édition après édition, comme un patrimoine vivant de la femme congolaise.
Rédaction

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