L’ancien buteur des Léopards change de terrain. Shabani Nonda a officiellement déposé sa candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), ouvrant une nouvelle page de son parcours, cette fois dans les coulisses du pouvoir sportif.
Mardi 21 avril 2026, à Kinshasa, l’ex-attaquant a franchi le pas. Longtemps évoquée sans jamais se concrétiser, son ambition de diriger le football congolais prend désormais une forme officielle. Une transition qui marque le passage d’une figure emblématique du terrain à un rôle stratégique, au moment où la fédération s’apprête à tourner la page de l’ère Constant Omari.
L’entrée de Nonda dans la course ne laisse pas indifférent. Elle ravive une question récurrente dans la gouvernance du sport : faut-il privilégier l’expérience administrative ou la légitimité acquise sur le terrain ? Si ses détracteurs pointent une trajectoire encore peu ancrée dans les arcanes institutionnels, ses soutiens y voient au contraire l’opportunité d’insuffler un regard neuf, nourri par une carrière internationale au plus haut niveau.
Face à lui, deux autres prétendants sont déjà en lice : Aziz Makukula et Max Mayaka. Trois profils, trois approches, pour une élection qui s’annonce disputée. Le scrutin, prévu le 20 mai prochain, devra départager ces candidatures dans un contexte où les attentes autour de la réforme et de la crédibilité du football congolais restent fortes.
Au-delà des enjeux électoraux, la candidature de Shabani Nonda incarne une tendance plus large : celle d’anciens joueurs qui cherchent à reprendre la main sur la gestion du football africain. Reste à savoir si cette volonté de renouvellement saura convaincre les électeurs et, surtout, s’inscrire dans une vision durable pour la FECOFA.
Une chose est sûre : en se lançant dans cette compétition, Nonda ne joue plus pour marquer des buts, mais pour peser sur l’avenir du football congolais.
Yasmine Alemwa Ibango



